Perché sur les hauteurs de Nice, il surplombe la mer et les vignes, comme le gardien d’un art de vivre à la niçoise. Le Château de Crémat ne cesse de conjuguer patrimoine et modernité, avec une énergie résolument tournée vers l’événementiel, la culture… et l’excellence viticole.
Marie Gamard a reçu Nice-Presse Dimanche au sein de ce joyau local, lors d’un après-midi ensoleillée, où l’Ouest de Nice d’un côté, et le Cap d’Antibes de l’autre, nous offrent en toile de fond une vue splendide, parmi les plus belles de la Côte d’Azur.
Un cadre bucolique, préservé par son propriétaire, que nous présente sa responsable de la communication et des événements. Entretien.
Le Château de Crémat fait partie des lieux emblématiques de Nice, à la croisée du vin, de l’histoire… Comment décririez-vous son âme, son identité profonde ?
Ce lieu est double : une terre viticole, bien sûr, mais aussi une vraie terre d’événements. C’est ce que nous voulons développer aujourd’hui, en l’ouvrant à un plus large public – notamment aux Niçois, ce qui est une volonté forte du propriétaire. Le Château date de 1906, et a été entièrement rénové en 2018. Sa couleur terracotta n’est pas anodine : elle rend hommage à la place Masséna, et ne laisse personne indifférent.
À l’intérieur, le mobilier vient directement de la suite de Gabrielle Chanel au Ritz, que Thomas Derichebourg a racheté dans son intégralité. Aujourd’hui, cette suite est visible à l’étage du Château, et fait partie de l’ADN des lieux.
Que reste-t-il de ce passé Belle Époque et de la légende Chanel ?
C’est un héritage que l’on fait revivre au fil de nos événements. Lors de nos dîners dans la salle du Château, tout est éclairé avec les chandeliers du Ritz. On propose une immersion dans cette époque, avec accords mets-vins et visite des lieux. C’est une expérience unique, hors du temps.

Que représente ce lien entre la ville et la vigne ?
C’est une fierté. Nous exploitons 24 hectares de vignes sur les collines niçoises. On produit environ 37.000 bouteilles par an – rouge, blanc et rosé – avec des vendanges entièrement manuelles. Notre terre repose sur un sol très particulier : le poudingue, un mélange de galets, de sable et de terre, typique du Bellet. On est ici sur un terroir rare, cultivé à la main, en restanques. Cela donne à nos vins beaucoup de personnalité.
Quels sont les cépages que vous cultivez ? Et comment décririez-vous vos vins à un amateur qui les découvre ?
Nous travaillons des cépages nobles comme le grenache, la syrah et le chardonnay, mais aussi des variétés endémiques comme le braquet ou la folle noire. Ce sont des vins de caractère, enracinés dans ce terroir exigeant. Juste à côté, le Domaine de Toasc complète l’offre du Château, avec 10 hectares supplémentaires et une belle production, qui porte notre total à 64.000 bouteilles par an.
L’oenotourisme est-il devenu central dans votre activité ?
Oui, c’est devenu fondamental. On reçoit énormément de visiteurs étrangers. Ils viennent découvrir les caves, déguster nos vins, se balader dans les jardins… Et souvent, ils repartent avec quelques bouteilles sous le bras. Nous sommes sur un positionnement haut de gamme. Nos vins sont d’ailleurs servis dans des établissements réputés de la Côte d’Azur, comme La Petite Maison. C’est une belle reconnaissance.

Tout est récolté à la main en septembre. On propose à nos meilleurs clients et partenaires de participer à une vendange événementielle : ils viennent couper les grappes, visiter les caves, comprendre les étapes de vinification… C’est une expérience immersive qui fait beaucoup parler.
Vous organisez des concerts, expositions, mariages. Pourquoi cette ouverture au-delà du vin ?
Le Château est pensé pour cela. On accueille des mariages de mai à octobre, des séminaires, des soirées d’entreprise… Il est possible d’y dîner, jusqu’à 250 personnes, avec tout le mobilier et les équipements nécessaires sur place. On propose aussi des cours de cuisine, des événements culturels, des ateliers bien-être, des lectures théâtrales…
Le but est que le Château vive, qu’il soit un lieu de lien et de transmission. Nous avons même lancé des ateliers gratuits pour les enfants, comme récemment autour du « mignonisme » de Philippe Katerine.
Quels sont vos prochains temps forts ?
Le week-end des 17 et 18 mai sera important : ce sont nos portes ouvertes, avec animations, visites gratuites des caves, glaces artisanales, structure gonflable pour les enfants.
En juillet, nous accueillerons un concert « Candlelight » (à la bougie), en août un showcase de Vernis Rouge, puis en septembre, deux journées bien-être. En octobre, ce seront les Rencontres littéraires de la Fnac. Et ce n’est qu’un aperçu de notre riche programmation !



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