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Les 1000 premiers jours de la vie, c’est-à-dire de la grossesse jusqu’aux deux ans de l’enfant, sont déterminants pour la construction émotionnelle et affective
Les émotions sont des réactions complexes qui englobent des sentiments, des pensées et des comportements. Elles jouent un rôle essentiel dans le développement des enfants, dès leur plus jeune âge.
Les tout-petits commencent à exprimer des émotions dès leur première année, avec des sourires, des pleurs et des rires. À mesure qu’ils grandissent, leur répertoire émotionnel s’élargit pour inclure des sentiments plus nuancés comme la gêne, la tristesse, la colère, la peur et la surprise.
Les mille premiers jours de la vie sont déterminants pour la construction émotionnelle et affective. Cette période, longtemps sous-estimée, est aujourd’hui reconnue comme fondatrice. Pour Boris Cyrulnik, neuropsychiatre et psychanalyste, tout se joue là : c’est le moment où se tissent les premiers liens d’attachement, ces fils invisibles mais puissants qui relient l’enfant au monde.
L’attachement est un besoin vital. Un enfant dont les appels sont entendus, dont les pleurs reçoivent une réponse, développe peu à peu une sécurité intérieure. Cette sécurité affective est le socle sur lequel il pourra construire ses compétences émotionnelles, apprendre à nommer ce qu’il ressent, à gérer la frustration, à réguler son anxiété.
En revanche, un enfant laissé seul face à ses émotions grandit souvent avec un sentiment d’insécurité, qui rejaillira dans sa manière d’aimer, de faire confiance, voire de se représenter le monde.
Mais l’équilibre est subtil. Trop peu de réponse, et l’enfant se referme. Trop de réponses immédiates, et il ne développe pas son autonomie. L’attitude parentale idéale, selon Boris Cyrulnik, se situe dans une présence à la fois stable, chaleureuse et suffisamment contenante. Il ne s’agit pas de supprimer les émotions de l’enfant, mais de l’accompagner dans leur traversée, pour qu’il apprenne à les reconnaître et à les apprivoiser.
Les émotions fondamentales, telles que la joie et la colère, se manifestent très tôt. Entre 15 mois et 24 mois, les enfants commencent à comprendre et à nommer leurs émotions, mais ils ont encore besoin de l’aide des adultes pour les gérer. Par exemple, un enfant peut se mettre en colère lorsqu’il ne peut pas avoir un jouet, et il est crucial pour les parents de reconnaître cette émotion et d’y répondre avec empathie.
Pour aider les tout-petits à gérer leurs émotions, il est important de leur offrir un environnement sécurisant où ils se sentent compris. Les parents peuvent encourager l’expression des émotions en utilisant des mots simples pour les nommer. Par exemple, dire « Je vois que tu es triste » peut aider l’enfant à mettre des mots sur ce qu’il ressent.
De plus, enseigner des techniques de respiration ou des moments de calme peut être bénéfique pour apaiser les tempêtes émotionnelles. Enfin rappelons que les enfants apprennent aussi en observant leurs parents. En montrant comment vous, parent, gérez vos propres émotions, vous leur offrez un modèle à suivre.
En cultivant une communication ouverte et en validant leurs sentiments, vous aiderez vos tout-petits à naviguer dans le monde complexe des émotions avec confiance et sérénité.



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