Cette brève est un extrait de RIFIFI, notre rubrique du jeudi consacrée aux indiscrétions politiques. À découvrir par ici.
La promesse n’est pas nouvelle - elle date de l’été dernier - mais elle se concrétisera cette semaine. Les journalistes locaux sont invités à venir photographier, vendredi, la remise des premiers trousseaux municipaux à plusieurs parents d’élèves. Christian Estrosi, s’y était engagé, la commune va prendre en charge l’achat des fournitures scolaires pour ce qui est du niveau élémentaire.
Après avoir multiplié les annonces pour la droite - « aucune hausse des impôts avant 2026″, embauche de 50 nouveaux policiers municipaux, nouveau plan de lutte contre la délinquance… - le maire-candidat soigne désormais sa gauche, à écouter les communistes niçois.
« C’est une opération électorale déguisée : Christian Estrosi distribue des fournitures scolaires à six mois des élections » s’agace le secrétaire général du PCF 06 Julien Picot. « Il découvre soudainement l’existence des difficultés sociales auxquelles sont confrontées de nombreuses familles (et lance ce dispositif), financé intégralement par l’argent public, sans concertation préalable, sans transparence sur les coûts, et sans qu’aucune nécessité pédagogique nouvelle ne soit invoquée ».
« Que les choses soient claires : toute aide aux familles est bienvenue. Mais ce changement brutal de politique, inédit depuis toutes les années de mandat de M. Estrosi, n’a rien de fortuit. Il s’agit d’une manœuvre grossière ». Quoi qu’il en soit, le geste, dans l’une des grandes villes de France les plus touchées par la précarité, sera salutaire.



Nombre de saltimbanques font des pirouettes au vu d’être pris pour le cirque. C’est au clampin qui est là de dire au saltimbanque Saute, Fait joujou, Dit des trucs sur une jambe. Cela n’est pas pour voir les pirouettes, pour voir pourquoi les pirouettes. Un saltimbanque qui ne fait pas ces pirouettes qu’on voit, ce n’est pas un saltimbanque, c’est un comptable de cirque.