Dans un contexte touristique porteur, l’hôtel Mercure Nice Centre Notre-Dame a récemment fait face à un défi inattendu : une grève du personnel sur fond d’inquiétude sécuritaire. Le directeur de l’établissement, Thierry Douet, revient pour Nice-Presse Dimanche sur la situation et les mesures engagées pour garantir la sérénité de ses équipes comme des clients.
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Dans cet entretien, il évoque aussi la dynamique touristique du cœur de ville, les nouveaux publics internationaux, la montée en puissance du rooftop « Bella Ciela », les ambitions de la marque Mercure à Nice, et livre son regard sur la concurrence d’Airbnb ou encore sur la transformation du quartier.
Une partie du personnel était en grève le 24 juin dernier pour dénoncer certains désordres. Comment avez-vous réagi ?
Effectivement, nous avons eu un incident il y a trois semaines sur l’avenue Notre-Dame, qui a inquiété et mobilisé le personnel. Cela a provoqué un débrayage. Nous étions déjà en discussion avec les commerçants et les associations du quartier pour renforcer la sécurité, notamment par la présence accrue d’un vigile et la mise en place de nouvelles procédures. Ces événements ne sont évidemment pas bons pour l’image de notre établissement, ni celle de la ville.
Ce renforcement n’était pas nécessaire auparavant ?
Il y a cinq ans, on n’aurait même pas envisagé de placer un agent de sécurité devant l’hôtel. Aujourd’hui, c’est devenu indispensable. C’était difficile d’anticiper ce type de problème, qui est sociétal. Aujourd’hui, nous accentuons cette présence, en partenariat avec Q-Park et les commerçants voisins. Par ailleurs, la police municipale a récemment mis en place une brigade spécialisée, dédiée aux commerçants, ce qui est très positif. Je les ai rencontrés pour coordonner nos efforts.
La municipalité a-t-elle réagi efficacement, selon vous ?
La Ville s’est rapidement mobilisée en annonçant cette brigade, avec un numéro spécifique. Depuis le 1er juin, des effectifs supplémentaires sont déployés pour la haute saison. On voit que la municipalité est concernée, réactive, et qu’elle anticipe bien les retours d’expérience.
Le quartier Notre-Dame semblait pourtant moins problématique ces dernières années…
Notre-Dame est loin d’être un quartier difficile, bien au contraire. Mais il existe toujours quelques individus avec des comportements inappropriés. La sécurité globale du périmètre est bonne !

Cet incident n’a donc pas eu d’impact sur votre personnel ?
Non, pas vraiment. Les employés, habitants et touristes apprécient la réactivité et les mesures prises. La sécurité est devenue un enjeu quotidien pour les hôteliers. Aucun départ lié à cet incident n’a été signalé. Nous avons renforcé les procédures de filtrage à la piscine par exemple, pour garantir l’accès uniquement à nos clients. Cela nous permet de préserver une certaine tranquillité et une qualité d’accueil optimale.
Quelles sont vos prévisions pour la saison touristique 2025 ?
Depuis trois ans, les saisons sont bonnes et nous dépassons même les chiffres de référence des années 2018-2019 (pré-Covid-19, NDLR). Notamment grâce à des événements majeurs comme l’Ironman, la coupe du monde de rugby, ou encore le Tour de France. Avril, mai et juin ont été excellents, avec une clientèle internationale toujours très présente.
Et les Américains ?
Ils sont largement présents, grâce aux nouveaux vols directs depuis les États-Unis et le Canada. La clientèle anglaise reste toutefois la première nationalité dans notre hôtel. Nous observons une hausse constante des Européens.
Quels projets ou nouveautés avez-vous en tête ?
Nous avons rénové 75 chambres sur 200 en 2023, et nous continuerons durant les périodes creuses. Notre rooftop, désormais baptisé « Bella Ciela », est très actif avec des soirées musicales et des animations régulières. Il attire une clientèle locale importante, grâce notamment aux réseaux sociaux et à des offres comme le télétravail.
La concurrence d’Airbnb reste-t-elle un sujet préoccupant pour vous ?
Airbnb est un acteur majeur durant la haute saison. Nous souhaitons simplement une concurrence équitable avec des règles identiques pour tous. Des ajustements réglementaires ont été réalisés grâce notamment à l’action de notre syndicat, l’UMIH. C’est une concurrence qui doit être régulée, mais qui répond à une demande.



Tout ce qui a été dit sur l insécurité et son faible impact sur le personnel est mensongé.
Un réceptionniste passé à tabac par deux individus me semble un fait assez grave non ?
Revoyez donc le reportage FR3 côte d Azur du 24 juin à 19h15 ou l article de Nice Matin du lendemain. Bien sûr tout cela ne doit pas nuire à l activité mais ne peut pas être caché.
Claude
M.Le Directeur, faudrait voir a repasser vos tee shirt, ce serait le minimum vu que vous portée pas de chemise.
La classe…