Selon une étude parue début juillet, Nice figure parmi les trois villes françaises les moins abordables pour la colocation. Pourtant, les loyers ont reculé sur l’année écoulée.
Au moins de juin, nous vous parlions des difficultés pour les étudiants à se loger en Provence-Alpes-Côte d’Azur. La cause ? Des prix très au-dessus du marché pour les studios et les plus petits appartements. Possible bon plan pour les budgets serrés, se tourner vers la colocation.
Mais si cela paraît une idée séduisante sur le papier, elle ne semble finalement pas si avantageuse que ça. C’est en tous les cas ce que nous montre une enquête d’Oqoro, une plateforme de gestion locative française. Publié le 7 juillet, le baromètre fait un point sur la situation dans l’Hexagone, avec de grosses disparités en fonction des villes.
Nice 3e, devant Bordeaux et Lyon
S’intéressant aux principales localités du pays, l’étude nous informe que Le Havre (405 euros) et Brest (406 euros) sont les communes les plus accessibles, au contraire de Paris (749 euros) et Annemasse (737 euros). On remarque également assez vite que Nice n’est pas très bien lotie, arrivant à la troisième place du podium des lieux les plus onéreux.
Avec un loyer en colocation estimé à 647 euros/chambre, la capitale maralpine devance Bordeaux (573e), Lyon (556 euros) et Marseille (528 euros). Un top 10 complété par Strasbourg (525 euros), Lille (506 euros), Nantes (500 euros) et Montpellier (495 euros). Quant à la moyenne nationale, elle est de 494 euros par mois, ce qui est plus ou moins stable par rapport à 2024 (+0,4%).
14 euros de moins en 2025
Une dynamique inverse, paradoxalement, à celle de Nice. Dans le top 4, la Baie des Anges est la seule à voir ses montants baisser sur l’année écoulée, et pas qu’un peu. Les baux à plusieurs ont chuté de 14 euros, soit -2,1%.
La conjoncture va-t-elle s’arranger dans les mois à venir ? Le spécialiste veut croire au coup de pouce du nouveau statut de bailleur privé, même s’il faudra que la proposition, comprise dans un rapport adressé à la ministre du Logement, soit adoptée. En attendant, il faudra faire avec une pression toujours plus forte sur le parc locatif.
Tension extrême pour la demande
En France, on recense 7,6 candidatures par chambre, contre 7 l’an dernier. Du côté de la cité niçoise, elle a pareillement progressé, passant de 10,4 en 2024 à 10,9 (+4,8%). Il s’agit du quatrième ratio le plus élevé, Lyon grimpant sur le podium dans ce domaine (11,5, deuxième). On ajoutera que cette statistique n’est pas linéaire, la majorité des demandes étant évidemment concentrées entre juillet et septembre, soit un peu avant la rentrée.
Il faut dire que plus d’un candidat sur deux est étudiant, mais quelques retraités, à la marge (2,3%), s’y mettent, eux aussi.



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