Éric Ciotti, ex-président des Républicains et fondateur de l’Union des droites pour la République (UDR), allié du RN, a qualifié dimanche Bruno Retailleau « d’otage du système » à propos du vote de confiance demandé par François Bayrou le 8 septembre.
« Bruno Retailleau est l’otage d’un système, je regrette qu’il soit là, je lui ai dit », a déclaré le député, lors de sa rentrée politique à Levens, dans l’arrière-pays niçois, devant plusieurs milliers de sympathisants.
« Et je lui lance aussi cet appel : il est encore temps, j’en suis convaincu, pour que les Républicains se ressaisissent avant de disparaître totalement. Autrement ils ne seront plus qu’une petite succursale d’un macronisme agonisant, en fin de vie », a-t-il ajouté.
Un LR divisé sur le vote de confiance
Cette sortie intervient alors que Les Républicains se déchirent sur l’attitude à adopter lors du vote de confiance au Premier ministre François Bayrou. Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur et patron de LR, a appelé à voter la confiance.
Mais Laurent Wauquiez, chef des députés LR, a estimé samedi que le budget devait être « corrigé » avant de prendre position, et a refusé de s’engager clairement sur le vote, plaidant pour une consultation des militants.
J’aborde cette élection avec une grande sérénité.
Je vous fais une promesse :
NOUS ALLONS GAGNER.
Cette victoire sera la vôtre.
Le meilleur est à venir pour Nice ! pic.twitter.com/CjUuY9iztw— Eric Ciotti (@eciotti) August 31, 2025
Rentrée offensive à Nice
Sur le plan local, Éric Ciotti, qui vient d’annoncer sa candidature à la mairie de Nice en mars 2026, a dévoilé les grandes lignes de son programme. En tête de ses priorités figure l’annulation de la dernière hausse de la taxe foncière.
#Municipales2026 : à Nice, Éric Ciotti lance sa campagne du « redressement »… et de la « bienveillance »#Nice06 @eciotti @2026ciotti
— Nice-Presse · Top infos (@NicePresse) August 30, 2025
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Sans citer directement son rival Christian Estrosi, maire sortant Horizons et ancien mentor, il a promis un duel « sur le terrain des idées ». « Combattre Emmanuel Macron à Paris, c’est aussi faire battre le plus zélé de ses représentants locaux à Nice », a-t-il lancé.
Avec AFP



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