Alors que François Bayrou doit recevoir Marine Le Pen et Jordan Bardella à Matignon mardi, le Rassemblement national prépare déjà l’hypothèse d’une dissolution et d’élections législatives anticipées.
Lundi après-midi, Jordan Bardella a inscrit à son agenda un « bureau de campagne des élections législatives » programmé à 15h30. Autour de lui et de Marine Le Pen, cheffe des 123 députés du parti, plusieurs figures du RN se sont retrouvées pour anticiper un éventuel scrutin.
Parmi eux, Thomas Ménagé et Julien Odoul doivent travailler sur la stratégie à adopter. « Préparer une éventuelle dissolution et une éventuelle campagne législative » qui « peuvent arriver à tout moment, vu la situation », résume un participant cité par l’AFP.
Une stratégie déjà bien avancée
L’état-major du parti affirme que le travail sur les investitures est « déjà très avancé ». La répartition des circonscriptions avec les alliés de l’UDR d’Eric Ciotti, qui espère obtenir davantage que les 62 réservées en 2024, n’est pas encore discutée. Pas plus que l’éventuelle place de personnalités comme Marion Maréchal.
Le cœur de la réunion porte surtout sur le programme et les « thèmes de campagne que les candidats pourront développer ». Un cadre du parti rappelle que « s’il y a dissolution demain il reste 18 mois » avant la présidentielle de 2027, un délai jugé trop court pour promettre de grands bouleversements.
« Évidemment vous ne pouvez pas tout faire », insiste ce responsable, soulignant la nécessité de cibler les propositions à présenter aux électeurs.
Un programme à calibrer pour 18 mois
Le RN doit trancher : « Qu’est-ce qu’on promet aux Français en 18 mois ? Il faut qu’ils voient que les choses bougent avec nous, sans leur faire croire qu’on va tout révolutionner en 18 mois, en n’ayant pas la totalité du pouvoir exécutif », explique un cadre.
L’autre interrogation majeure reste celle de la cohabitation : « Qu’est-ce qu’on peut faire en étant en cohabitation » avec Emmanuel Macron ? Le parti sait que ses marges de manœuvre seraient limitées, mais veut afficher sa capacité à gouverner malgré un pouvoir partagé.
Avec AFP



Commentez l'actualité
Vous ne pouvez plus réagir 20 jours après la publication de l'article. Les contenus insultants ou diffamatoires ne seront pas autorisés, idem pour la publicité et les liens web. En cas de problème ou de contenu illicite, contactez-nous.