La Villa Ephrussi de Rothschild prépare une mue historique : 35 millions d’euros seront investis pour redonner éclat et profondeur à ce joyau de la Côte d’Azur. Derrière cette transformation, sa directrice Muriel Mayette-Holtz affiche une ambition claire : faire vibrer autant les pierres que l’âme culturelle des lieux.
En bref - Et ça bouge déjà ! À Saint-Jean-Cap-Ferrat, les premiers appels d’offres viennent d’être lancés pour les bâtiments du flanc ouest. Architectes du patrimoine, paysagistes et ingénieurs ont planché sur un plan global qui promet de réveiller ce palais emblématique, sans trahir son identité. Un projet titanesque qui mêle rigueur historique et souffle artistique.
Pour Muriel Mayette-Holtz, il ne s’agit pas seulement de redonner du lustre aux façades : « Ce n’est pas une salle des fêtes, mais un musée classique », insiste-t-elle, le 18 septembre dans Nice-Presse. Le mot d’ordre ? Redonner à la villa son rôle de lieu vivant, où l’on célèbre l’art encore plus que l’apparat.
Les visiteurs ne retrouveront pas qu’un bâtiment rajeuni : la proposition muséale sera totalement repensée. Certaines pièces, aujourd’hui occupées par des bureaux, redeviendront accessibles au public. Un retour aux sources qui redonne sens au projet global de l’Académie des Beaux-Arts.
Chantier colossal et (partielle) fermeture
La Villa ne s’écroule pas, mais elle a besoin d’un sérieux coup de jeune. La structure en fer réclame des soins minutieux, et un chantier de deux ans débutera en 2027. Elle fermera temporairement ses portes… mais les jardins, eux, resteront accessibles ! Une bonne nouvelle pour les promeneurs en quête de sérénité…
L’ensemble, chiffré à environ 35 millions d’euros, sera financé par l’Académie. Et le site retrouvera sa teinte d’origine : un délicat ocre pâle, fidèle à l’esprit voulu par Béatrice de Rothschild. Un événement en soi.
Difficile d’évoquer la Villa sans parler de ses fabuleux jardins. Véritable chef-d’œuvre paysager, ils ont su résister au temps et même aux dérèglements climatiques. « Une promenade sur un bateau, bercé par le vent marin », s’enthousiasme la directrice.
Leur restauration est déjà enclenchée. L’idée ? Retrouver cette harmonie subtile qui avait été un peu bousculée au fil des années. Entre raretés botaniques, perspectives spectaculaires et paix retrouvée, la balade promet de surprendre encore longtemps les visiteurs.



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