La cour administrative d’appel de Marseille vient de clore un nouveau chapitre du feuilleton judiciaire autour de l’aéroport de Nice : les juges ont balayé le recours d’un collectif écologiste qui tentait, une fois encore, de bloquer l’extension du terminal 2. Les travaux, déjà bien avancés, continuent donc sans entrave.
Pas de pause pour les engins de chantier ! Malgré les cris d’alarme des opposants, l’agrandissement de l’aéroport de Nice suit son cours. Et désormais, la justice administrative a donné un feu vert quasi définitif. Un symbole, dans une région où les débats sur l’économie et l’écologie prennent parfois des airs de bras de fer idéologique…
Extension stratégique
Au cœur du projet : 25.000 m² supplémentaires pour le terminal 2, avec six nouvelles salles d’embarquement et une zone modernisée pour l’enregistrement et la livraison des bagages. Livraison prévue pour 2026. Un investissement taillé pour absorber la hausse du trafic passagers et maintenir Nice dans le cercle fermé des plateformes aéroportuaires européennes les plus performantes.
Les opposants, eux, évoquent 30.000 vols en plus chaque année, 400.000 tonnes de CO2 supplémentaires, et une hausse de 25 % de la pollution. Mais la direction de l’aéroport balaie ces projections. Pour elle, il ne s’agit pas de multiplier les avions, mais d’adapter les infrastructures à une fréquentation croissante.
Validée par le préfet, puis par la justice
En 2024, Nice a franchi un cap historique avec 14,8 millions de passagers, dépassant le record de 2019. Et ce, avec 2 % de mouvements d’avions en moins grâce à un meilleur taux de remplissage des appareils. Autrement dit : plus de voyageurs transportés, sans forcément saturer le ciel azuréen. La direction promet une réduction des émissions à moyen terme. Comment ? Par l’évolution technologique, et une gestion plus optimisée du trafic.
La justice avait pris le temps. En décembre 2023, elle avait exigé une nouvelle étude d’impact, jugée indispensable pour évaluer l’effet réel de l’extension sur le trafic. Résultat : début 2025, une commission a rendu un avis favorable, tout en réclamant un suivi régulier des émissions. La préfecture a suivi et validé le permis de construire corrigé.
La cour administrative a jugé, ce jeudi, que les irrégularités passées avaient été rectifiées. De quoi renforcer la légitimité du projet, au grand dam d’associations qui, en guise de contestation, ont organisé une étrange « cérémonie funéraire » sur la Promenade des Anglais, entendant enterrer symboliquement « la santé et le bien-être » des Niçois. Révélatrice du climat passionnel qui entoure ce dossier.



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