Entre toxicomanie, gaz hilarant et crise hospitalière, le professeur Laurent Castillo, porte-parole d’Éric Ciotti à Nice, a tiré la sonnette d’alarme dans Nice-Presse Dimanche. L’eurodéputé dénonce la politique municipale qu’il juge inefficace face à des urgences sanitaires qui, selon lui, gangrènent la ville.
SYNTHÈSE - Dans les rues du centre, les scènes de détresse s’accumulent. Certains habitants parlent d’un air de déjà-vu, comme si les images venues des États-Unis, ravagées par le fléau du Fentanyl, prenaient racine chez nous.
Et à cela s’ajoute désormais une autre folie urbaine, les cartouches de gaz hilarant, jetées à même le trottoir. La santé publique croise la sécurité, et les deux vacillent dangereusement d’après le camp « ciottiste ».
Crises sanitaires
Laurent Castillo, médecin et député européen, pose un diagnostic sévère. Dans son entretien à Nice-Presse, celui qui conseille Éric Ciotti pour les questions de santé estime que la gestion municipale manque de courage. Fermer une rue pour éloigner les toxicomanes ? « Une mise en scène inutile », lâche-t-il.
Pour lui, la toxicomanie relève d’abord d’un suivi médical structuré, de centres spécialisés et d’un accompagnement psychiatrique que la Ville peine à obtenir. Déplacer le problème d’un trottoir à un autre, c’est ignorer le fond du sujet.
Le praticien réclame des moyens supplémentaires et davantage de lits, notamment en hospitalisation de jour. Selon lui, la santé mentale est devenue le parent pauvre du système.
🔵 Entre santé et sécurité urbaine, le porte-parole de la campagne municipale d’Eric Ciotti (@eciotti), député européen et spécialiste des questions sanitaires, le professeur Laurent Castillo (@PrLCastillo) est l’invité de Nice-Presse Dimanche#Nice06
— Nice-Presse · Top infos (@NicePresse) October 5, 2025
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Autorité et prévention, deux piliers oubliés ?
Autre inquiétude, le gaz hilarant, ce protoxyde d’azote prisé par certains jeunes. Derrière son nom trompeur, un danger bien réel, troubles neurologiques, accidents et nuisances nocturnes. Si la mairie a carrément interdit sa vente, Laurent Castillo juge la mesure insuffisante. Il réclame une politique de sanctions plus ferme, convaincu qu’« il n’y aura que la punition pour faire changer les comportements ». Reste à faire évoluer le cadre de la loi, ce qui reste du ressort des parlementaires.
Le médecin ne s’arrête pas à la répression. Il plaide aussi pour une prévention repensée, plus ciblée et plus continue. « Les jeunes ne manquent pas d’informations, ils manquent de repères ».
Dans ses critiques, Laurent Castillo s’attaque aussi à la politique hospitalière locale. L’idée d’un grand “Centre des santés” dans la Plaine du Var, promue par la mairie, relève du mirage. Il dénonce une annonce sans financement ni concertation, alors même que l’hôpital public est exsangue. L’extension de Pasteur 2 vient à peine de s’achever, et déjà on promet un nouveau chantier. « C’est irréaliste », tranche-t-il. Sur l’avenir de Lenval, il est catégorique, la pédiatrie doit rester sur place, et refuse de voir ce « joyau niçois » démembré.
Autre sujet sensible, la disparition du Palais Acropolis, qui aurait fait fuir de grands congrès médicaux. Nice, auparavant deuxième ville de France pour ces événements, verrait désormais Cannes et Monaco récupérer les retombées économiques. « C’est un gâchis », déplore le Pr. Castillo, qui promet de reconstruire une infrastructure adaptée s’il participe à une future majorité municipale.



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