Une fois leur baccalauréat en poche, les jeunes de Provence-Alpes-Côte d’Azur sont à un carrefour de leur vie. Et un bon nombre choisissent de partir pour continuer leurs études.
Le chiffre, important, date d’il y a quelques jours tout juste. Le 12 février, l’Insee dévoilait que d’après ses dernières données, sur 32 200 élèves ayant obtenu leur Bac, environ un sur cinq a fait le choix de quitter le Sud-Est pour continuer ses études.
En 2022, ce sont 6200 jeunes qui auront pris cette décision, davantage que dans le reste du pays. « Ils sont motivés par des choix d’orientation vers des filières sélectives telles que les classes préparatoires et les écoles d’ingénieurs post-bac et par une logique de proximité avec les grandes métropoles » décrypte l’institut.
Une majorité (56 %) a des « origines sociales très favorisées. » Ce qui, évidemment, est un plus lorsqu’il faut trouver et payer un logement, surtout dans la situation actuelle de l’immobilier. Plus d’un quart d’entre eux avaient validé leur bac avec la mention « très bien ».
Ils prennent en général la direction de nos voisines, Auvergne-Rhône-Alpes et Occitanie, mais aussi, et cela semble assez logique, de l’Île-de-France.
Provence-Alpes-Côte d’Azur attire peu de bacheliers
Autre point à souligner, ils étaient en 2022 quatre sur dix – 13 100 – à effectuer leurs études supérieures dans la région, mais loin de leur foyer. Une mobilité interne due à la forte concentration géographique de l’offre universitaire. On pense là aux grandes aires urbaines comme Nice (21 % des places sur Parcoursup), Marseille (27 %) et Aix-en-Provence (21 %).
Précisons cependant que d’autres bacheliers font le chemin inverse, et débarquent en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Cela concernait 4 400 jeunes en 2022. Ce qui est peu comparé aux autres territoires, le Sud-Est ayant le taux d’entrants le plus faible de l’Hexagone, juste devant la Corse. Il était de 14 %, contre 18 % en moyenne en France.

