Municipales 2026 - Lors d’un débat TV samedi soir, le maire Christian Estrosi a accusé « l’ultra droite » d’être à l’origine d’une campagne malveillantes après la découverte d’une tête de porc accompagnée d’une étoile de David devant son domicile. Son adversaire Éric Ciotti dénonce de son côté un « contre feu » et évoque une possible manipulation.
Sur le plateau d’un débat organisé samedi soir par BFM, la tension est montée d’un cran autour de l’affaire qui agite la campagne municipale niçoise. Interrogé sur la tête de porc accompagnée d’une étoile de David déposée devant son domicile, le maire de Nice Christian Estrosi a mis en cause « l’ultra droite ».
L’élu Horizons, candidat à un quatrième mandat, a dénoncé une série d’actions visant selon lui à le déstabiliser dans cette période particulièrement disputée.
Un homme d’affaires pointé du doigt
Lors de ce débat, Christian Estrosi a affirmé être la cible d’une campagne orchestrée par ses adversaires politiques.
« Je suis une victime de manipulations, de tentatives d’infiltration, de déstabilisation qui fait suite à une campagne de violences de la part des équipes de M. Ciotti », a-t-il déclaré en visant le député, président de l’UDR et allié au Rassemblement national.
Le maire sortant a également évoqué l’existence d’un réseau issu de l’ultra droite lié selon lui à l’homme d’affaires Pierre-Édouard Stérin, sans citer de preuves concrètes.
« J’ai reçu des violences de ce côté-là, de l’ultra-droite de M. Pierre-Édouard Stérin qui, parmi elle, a des gens engagés dans la xénophobie, dans l’antisémitisme, dans le racisme, dans la cybercriminalité », a-t-il soutenu.
Christian Estrosi a aussi affirmé attendre les suites judiciaires de l’affaire : « Il y aura un temps où la justice dira la vérité qui pourrait être révélatrice d’un certain nombre de choses intéressantes ».
Les candidats à la mairie de Nice réagissent aux dernières révélations dans l’affaire de la tête de cochon déposée devant le domicile de Christian Estrosi le 27 février. pic.twitter.com/PuIdeWNxXy
— BFM Nice Côte d’Azur (@BFMCotedazur) March 7, 2026
La riposte d’Éric Ciotti
Face à ces accusations, Éric Ciotti a vivement contesté les propos du maire sortant. Lui dénonce un « contre-feu » dont Christian Estrosi serait selon lui coutumier. « C’est ridicule, M. Stérin n’a rien à voir avec cette campagne », a-t-il répondu.
Lors de ce même débat, le rival a également évoqué une autre hypothèse relayée selon lui dans les médias. « J’ai lu la presse, elle a émis une autre hypothèse, celle d’une manipulation qui ressemblerait, rappelez-vous pour les plus anciens, à l’attentat de l’Observatoire, en pleine campagne électorale », a-t-il déclaré.
Une référence à une opération ayant visé François Mitterrand en 1959. Dans cette affaire ancienne, le futur président de la République avait été accusé d’avoir monté lui-même l’évènement dont il se disait victime…
Une enquête judiciaire en cours
Mercredi, deux personnes soupçonnées d’être impliquées dans ces faits ont été interpellées. L’enquête a pris une nouvelle tournure vendredi avec l’exploitation du téléphone de l’un des suspects.
Les deux personnes mises en cause, de nationalité tunisienne, ont été placées en détention provisoire. Une information judiciaire a été ouverte pour « violences aggravées envers un élu public et provocation publique à la haine ou à la violence ».
Selon les éléments révélés par cette analyse, des communications ont été identifiées avec une proche collaboratrice du maire. Christian Estrosi lui a apporté son soutien et a évoqué une « tentative d’infiltration ».
Ce sur quoi a rebondi Eric Ciotti, samedi soir : « la seule équipe de campagne avec laquelle les suspects ont eu des contacts, c’est bien la vôtre !»
Comment, dès lors, expliquer ces échanges ? Le Monde résume ce qui a été dit aux enquêteurs : « Selon une source proche du dossier, les suspects auraient proposé leurs services aux membres du cabinet de Christian Estrosi, afin d’établir une « stratégie » pour booster la visibilité du candidat sur les réseaux sociaux. La collaboratrice en question a été entendue comme témoin par la police dans la soirée du 5 mars. Dès le lendemain, son nom avait fuité sur les réseaux sociaux. »
Son avocat précise qu’elle « a été entendue en tant que témoin et non en qualité de mise en cause ».
Ce qui est important
- L’affaire de la tête de porc devant le domicile de Christian Estrosi devient un sujet central de la campagne municipale à Nice.
- Le maire accuse l’ultra-droite liée à Pierre-Édouard Stérin tandis qu’Éric Ciotti dénonce un « contre-feu » et évoque une possible manipulation.
- Deux suspects ont été placés en détention provisoire et une information judiciaire est ouverte pour violences aggravées envers un élu public et provocation publique à la haine ou à la violence.
Municipales 2026, qui sont les candidats déclarés à Nice ?
- Christian Estrosi (Les Républicains-Horizons)
- Éric Ciotti (UDR-Rassemblement national)
- Juliette Chesnel-Le Roux (Socialistes, communistes, Verts)
- Mireille Damiano (La France Insoumise, Viva)
- Céline Forjonnel (Démocratie directe)
- Cédric Vella (Reconquête)
- Estelle Jacquet (Lutte ouvrière)
Nice-Presse avec dépêche



« pauvre » Estrosi … Il ne sait plus quoi inventer pour faire parler de lui, pour se faire passer pour un ange (un peu à l’image donnée à Nahel par M’Bappé ) ! Il a tout de même compris que soupçonner la mafia était un peu gros (peut-être même dangereux). Bon, allez, à dimanche. 🇨🇵