Président du syndicat des plagistes de Menton, Rocco Loisi aborde la saison estivale avec optimisme. Ouverture à l’année, concurrence italienne et ambitions pour la baie des Sablettes, le gérant de La Cabane détaille dans Menton-Presse les principales attentes du secteur.
La saison 2026 va bientôt démarrer, quel est votre sentiment ?
Les dernières années ont été compliquées avec les nouvelles concessions et les décisions de justice (après plusieurs irrégularités relevées dans les procédures d’attribution, des autorisations ont été annulées). Mais aujourd’hui, on est très soudés entre commerçants, plagistes et restaurateurs. On sent une bonne dynamique et on s’attend à une belle saison.
Faut-il relancer un appel d’offres pour retrouver davantage de plages ?
Oui, il faudra forcément rouvrir ce sujet. Il en manque encore à cause des problèmes passés (seules trois ont été autorisées à rouvrir pour l’instant, dont La Cabane, mais aussi Les Sablettes Beach Club et La Dolce Vita). Après, il faut aussi garder un équilibre. Les Mentonnais aiment la baie des Sablettes parce que c’est la seule étendue de sable. Il faut donc laisser de l’espace aux plages libres, tout en réfléchissant à d’autres lots. Une solution équilibrée.

Vous poussez aussi pour une ouverture à l’année…
Il y a un vrai potentiel, mais il n’est pas encore exploité. Sur la Côte d’Azur, le climat est doux en permanence. Avant la fin des anciennes concessions, on ouvrait déjà l’hiver. Ensuite, cela s’est arrêté, notamment parce que la digue sous-marine était une condition pour retrouver cette autorisation. Désormais, avec les travaux réalisés, on attend cette officialisation.
Pour nous, c’est essentiel. Cela permettrait de servir les Mentonnais toute l’année, mais aussi d’embaucher différemment, avec davantage de CDI et une activité moins dépendante de la seule saison estivale.
Les Azuréens partent souvent en Italie pour les prix. Souffrez-vous de cette concurrence ?
Je connais très bien l’Italie, je suis moi-même italien (sourire). Mais ce n’est pas la même chose, il faut le reconnaître. À Menton, on donne un service plus attentif, plus qualitatif. Chez nous, chaque installation laisse environ douze mètres carrés aux clients. L’idée, c’est qu’ils soient à l’aise, qu’ils profitent vraiment de leur journée, du soleil, des plats, des cocktails, sans être les uns sur les autres.
Qu’est-ce qu’il manque encore pour faire des Sablettes une vraie place forte de la ville ?
On a déjà commencé à en parler avec la nouvelle municipalité d’Alexandra Masson. Il y a quelques ajustements à faire sur les accès et l’ambiance. Ensuite, il faudra travailler sur l’événementiel, surtout le soir. La journée, ça vit déjà bien, mais le soir, c’est plus calme. Il faut réussir à créer plus de mouvement, notamment pour les jeunes.
Honnêtement, je pense que la baie des Sablettes va devenir l’endroit à la mode de Menton. Tout est là. La promenade est belle, il y a du sable blanc, une baie fermée presque comme un lac, et en face la vieille-ville. C’est une vraie carte postale !



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