À l’approche du prochain conseil municipal de Nice, l’élection à la présidence de la commission des finances provoque quelques débats. Le communiste Julien Picot a été désigné avec l’appui de la majorité d’Éric Ciotti : ce choix écarte le groupe estrosiste. Gaël Nofri soupçonne une alliance cachée.
Alors que les élus se préparent pour la séance plénière du 24 avril, un vote stratégique promet de faire parler dans le petit milieu. La présidence de la commission des finances, poste dévolu à l’opposition pour garantir la transparence budgétaire, est revenue à Julien Picot.
Le communiste, membre d’un groupe de quatre conseillers (PCF-PS-EELV), s’est imposé au détriment des bancs de centre-droit occupés par les proches de l’ancien maire Christian Estrosi.
Avec l’appui de la majorité UDR-RN

La majorité RN-UDR d’Éric Ciotti aura apporté ses voix au candidat de la gauche. Ce qui agace fortement Gaël Nofri, représentant de « Tous pour Nice » (13 élus LR-Horizons-UDI), qui dénonce une manœuvre.
« C’est la confirmation du deal entre Eric Ciotti et Juliette Chesnel. (…) Au moins c’est clair ». Selon lui, la tête de liste de l’union de la gauche se serait maintenue au second tour des dernières municipales sur la base d’un accord souterrain avec Éric Ciotti. Il y a pourtant du monde pour estimer que même avec un « barrage républicain », Christian Estrosi, en sévères difficultés, n’aurait jamais rattrapé ses treize points de retard du premier tour.
Le « contre-pouvoir » comme ligne de conduite
De son côté, Julien Picot assume pleinement sa nouvelle fonction : non-décisionnaire, « elle permet d’accéder à des informations précieuses et de les porter à la connaissance des habitants ».
Dans un communiqué, il explique avoir pris au mot la promesse d’Éric Ciotti de confier cette responsabilité à l’opposition. Comparant son futur rôle à celui d’Éric Coquerel à l’Assemblée nationale, il assure vouloir exercer « un contre-pouvoir exigeant ». Et rejette toute idée de complaisance.
Sans mâcher ses mots : « Nous nous opposerons avec détermination aux orientations budgétaires ultra-libérales portées par Éric Ciotti, qui conduisent la Ville et la Métropole dans une impasse financière. Ce sont déjà 50 millions d’euros en moins dans les caisses de la collectivité, autant de moyens retirés aux services publics et aux habitants. »
Et avec un avertissement. « Il est évident que si les conditions d’exercice de nos missions n’étaient pas réunies, si l’opposition était empêchée de travailler sérieusement, nous le dénoncerions publiquement et sans détour. » Ça promet.



Promesse tenue. Quelques traitres à la « gauche » qui avaient rejoint notre ancien édile pour toujours exister … Doivent être verts. Amusant