Le dernier rapport de la Direction générale des finances publiques dévoile une concentration de richesse spectaculaire dans plusieurs communes des Alpes-Maritimes. Voici le détail des localités où la facture fiscale des habitants dépasse largement les moyennes nationales.
Peut-on les appeler « des villes des riches » ? Oui, si l’on en croit la Direction générale des finances publiques (DGFiP), car c’est ici que les habitants s’acquittent des impôts les plus élevés. Dans un rapport dévoilé le 5 mai, le média spécialisé MoneyVox a analysé les chiffres ministériels pour dresser un classement des collectivités ayant la population la plus aisée.
Une hiérarchie qui s’appuie sur l’impôt moyen par foyer fiscal. En cette période de déclaration des revenus, vous serez sans doute intéressés par ces stats. Dans les Alpes-Maritimes, les ménages déboursent 2 775 euros, ce qui classe notre département au sixième rang national. À titre de comparaison, la somme descend à 2 203 euros à l’échelle du pays.
La Turbie dans le top 100 français

Autre observation, les localités de « l’élite » se situent pour la plupart dans des zones très prisées, à proximité immédiate de Monaco, de Nice ou de Sophia Antipolis, sur ou à deux pas de la Côte d’Azur. Au sommet de l’index, et même dans le top 100 hexagonal, nous retrouvons La Turbie, où l’on dépense à ce sujet 11 687 euros.
Ce lien avec le Rocher pèse et attire forcément les plus fortunés. La donne est plus ou moins la même avec Èze (6 686 euros, 8e) et Cap-d’Ail (5 999 euros, 10e). D’ailleurs, le Fisc intègre la Principauté dans son décompte, et elle arrive en 6e position (8 425 euros). Mais attention, ceci ne prend en considération que les Français résidant sur le territoire princier.
De Falicon à Villefranche, le cercle très fermé des villes les plus imposées

À quelques encablures seulement de la capitale maralpine, le quintette Falicon (9 316 euros, 2e), Roquefort-les-Pins (8 930 euros, 3e), Opio (8 841 euros, 4e), Saint-Paul-de-Vence (8 627 euros, 5e) et Villefranche-sur-Mer (8 231 euros, 7e) dévoile un niveau d’imposition très élevé.
Des communes renommées pour leur attractivité touristique et résidentielle. Quant à Biot, en 9e place (6 100 euros), elle bénéficie de la proximité de bassins d’emploi dynamiques. Au sein de ces secteurs, la proportion de foyers imposables est généralement supérieure à la moyenne, les salaires y étant globalement assez confortables.
Dans ces aires urbaines, du moins une bonne partie d’entre elles, le fait que la facture soit aussi conséquente s’explique«par une concentration plus large de ménages aux hauts revenus » développe encore MoneyVox.



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