À Beausoleil, la proximité immédiate de Monaco continue de dicter sa loi sur les prix en ce mois de mai 2026. Si les appartements affichent une santé de fer avec une hausse annuelle à deux chiffres, le marché des maisons individuelles montre quelques premiers signes d’essoufflement. Le point complet avec Menton-Presse.
Grimper les escaliers de Beausoleil n’est pas seulement un exercice physique pour les mollets des frontaliers, c’est aussi une métaphore assez fidèle de l’ascension des prix locaux. En s’appuyant sur les données très précises de la plateforme spécialisée Meilleurs Agents, on constate que la commune reste un terrain de jeu complexe pour les acheteurs.
Ce printemps, le prix moyen toutes surfaces confondues atteint désormais 7 661 euros par mètre carré. C’est un chiffre qui témoigne d’une pression constante dans une ville où l’espace disponible est presque aussi rare que les places de stationnement gratuites. Pour les journalistes azuréens qui suivent ce secteur depuis des années, la tendance actuelle confirme une forme de déconnexion avec d’autres communes moins exposées à l’influence monégasque.
Les appartements s’envolent au-dessus de la principauté

Le marché de l’appartement reste le moteur principal de l’activité avec une valeur moyenne de 7 425 euros par mètre carré au 1er mai 2026. La progression est impressionnante car elle affiche un bond de 10,9 % sur les douze derniers mois.
Rien que depuis le début de l’année, les prix ont grimpé de plus de 3,7 %. Pour une famille qui cherche à s’installer dans un trois-pièces standard, l’addition devient salée et nécessite souvent un dossier solide auprès des banques.
On observe d’ailleurs que les loyers suivent une courbe similaire en s’établissant à 22,5 euros par mètre carré en moyenne. Cette situation profite aux investisseurs qui louent à des travailleurs du secteur tertiaire de la principauté, mais elle rend la vie difficile aux habitants historiques qui souhaitent changer de logement sans quitter leur quartier.
Les villas de luxe marquent un temps d’arrêt
Pour les maisons, la situation est un peu plus contrastée en ce mois de mai. Si le prix moyen dépasse la barre symbolique des 10 450 euros par mètre carré, on note une légère baisse de 0,2 % sur le dernier mois.
Ce petit coup de frein suggère que les acquéreurs de villas deviennent plus exigeants ou moins nombreux face à des tarifs qui ont pris près de 5 % en un an. La fourchette haute s’envole d’ailleurs au-delà des 20 000 euros pour les biens d’exception avec vue plongeante sur le Rocher.
Les données récoltées auprès des agences partenaires et des bases notariales montrent que le stock de maisons à vendre s’écoule un peu moins vite qu’auparavant. Il y a peut-être là un signal pour ceux qui ont la chance de pouvoir négocier sur ces budgets très élevés.



Commentez l'actualité
Vous ne pouvez plus réagir 20 jours après la publication de l'article. Les contenus insultants ou diffamatoires ne seront pas autorisés, idem pour la publicité et les liens web. En cas de problème ou de contenu illicite, contactez-nous.