La période des fêtes de fin d’année est particulièrement difficile pour le don du sang. Les besoins sont là, mais les donneurs, eux, sont peu nombreux. Face à cette situation, l’EFS continue de mobiliser.
« Offrez un cadeau rare et précieux. Donnez votre sang. » À l’approche des festivités, la fréquentation des collectes est bien modeste.
À la Maison du don de Nice, « c’est toujours très compliqué » souligne Endréa Ktorza Buggiani, chargée de promotion. « Nous avons d’importants besoins car il y a des opérations, des accidents… Sauf que les donneurs sont souvent moins disponibles, ils sont dans leurs préparatifs de Noël…»

Une période difficile
« Ici, il faudrait que 200 personnes viennent par jour, mais on est plus aux alentours des 100-150. »
Vacances, sorties en famille… La fin de l’année est donc une période traditionnellement compliquée, comme l’explique Sophie Lefay, infirmière : « on a besoin de faire des stocks en ce moment, mais les gens ne sont pas disponibles pour que nous y arrivions. »
« Avec l’hiver, beaucoup sont malades, avec les gastros ou la grippe… Ça limite encore plus les dons. »

À cela s’ajoute le Covid-19 : « la crise sanitaire crée certaines complications, notamment pour aller prélever. Pour les collectes mobiles, c’est difficile de se déplacer…» précise Endréa Ktorza Buggiani.
« En plus, certains ont parfois des idées reçues et pensent que le vaccin est une contre-indication, alors que ça ne l’est pas. »
Pour rappel, toute personne âgée de 18 à 70 ans, qui pèse plus de 50 kg et qui est reconnue apte suite à l’entretien, peut donner son sang -- vous pouvez retrouver tous les détails sur le site dédié.
Ce mardi 21 décembre, quelques volontaires étaient présents à Nice. Parmi eux, Jimmy Deglarges : « je viens régulièrement. Je n’ai pas énormément d’argent, alors si je peux aider les autres de cette manière, je le fais. »

Pour Alix Bigois, même constat. « J’habite à l’étranger, à chaque fois que je reviens en France, j’essaie de venir. En ce moment, je sais que c’est compliqué, je me dis qu’en faisant cette petite action, ça peut vraiment aider. »
Dans notre cité, 2% seulement de la population en âge de le faire donne. Alors qu’il y a « des malades qui attendent. Il faut pouvoir alimenter les stocks en sang, en plaquettes, en plasma…» rappelle Endréa Ktorza Buggiani.
D’autant plus que « nous sommes dans une région déficitaire, avec une population vieillissante. Il y a bien plus de besoins, que de donneurs. »
Pratique
- Pour plus d’informations, vous pouvez vous rendre sur le site de la Maison du don de Nice





