Nice-Presse vous en parlait déjà en octobre 2022 : Christian Estrosi envisage de faire démolir ce lycée de l’Est s’il était particulièrement menacé par les intempéries. La Région s’est saisie du dossier ces derniers jours.
Les 1.250 jeunes inscrits à Guillaume-Apollinaire sont-ils pleinement en sécurité ? N’y-a-t-il pas des risques importants pour ce bâtiment en cas de très fortes pluies ? C’est une question que le maire de Nice avait soulevé il y a un an et demi.
“Si nous avons dans le Paillon une pluviométrie identique à ce que nous avons connu pendant la Tempête Alex, il y aurait avec Acropolis (depuis détruit, ndlr), principal obstacle, une catastrophe naturelle majeure” avait poursuivi Christian Estrosi, par ailleurs président-délégué de la Région Sud.
“C’est une zone sensible, il y a un risque ‘d’effet canyon’. Nous l’avons déjà observé il y a plusieurs décennies. Mais le fleuve était libre, à l’époque. Plus vite nous le rendrons libre à nouveau, plus vite nous protégerons les Niçois”.
Il avait en effet été recouvert par étapes, des années 1870 jusqu’en 1991. On y a aménagé la Coulée verte à la place d’une gare routière et d’un McDo, construit un casino municipal (disparu), un théâtre et Acropolis (idem), le Palais des Expositions ou encore, plus au nord, le lycée Guillaume-Apollinaire, au 29, boulevard Jean-Baptiste Vérany.
“Il n’est pas sans m’inquiéter. Je pense que c’est une erreur d’avoir construit là un lycée qui accueille des milliers d’élèves” appuyait le premier magistrat de la ville. “C’est bien pour cela que j’ai demandé aux services communaux de réfléchir à un projet de substitution dans le quartier”.
Assez étrangement, le conseil municipal avait tout de même autorisé, au même moment, la pose de panneaux solaires sur le toit de l’établissement.
Bientôt une expertise
Le dossier progresse ces jours derniers. Après deux week-ends d’épisodes méditerranéens dans les Alpes-Maritimes, le conseil régional dirigé par Renaud Muselier a annoncé lancer, prochainement, une étude des risques.
« Alors que ces phénomènes se manifestent de façon croissante et que les intempéries du 2-3 mars ont illustré l’augmentation des crues du Paillon, Renaud Muselier et Christian Estrosi ont manifesté leur intention de diligenter une analyse visant à évaluer les risques architecturaux majeurs auxquels le Lycée Guillaume Apollinaire, plus communément désigné sous l’appellation de Lycée de l’Est, pourrait être exposé ».



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