Le bras de fer autour des sites des Jeux d’hiver 2030 se poursuit à Nice. Face au refus d’Éric Ciotti sur certains aménagements, la ministre des Sports Marina Ferrari a temporisé ce lundi, assurant qu’aucune ville ne souhaitait se retirer et qu’une décision interviendrait d’ici fin juin.
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Dans les Alpes-Maritimes comme ailleurs sur l’arc alpin, le calendrier s’accélère. À quelques mois de la validation définitive des sites des Jeux olympiques et paralympiques « Alpes françaises 2030 », les discussions restent ouvertes, malgré les tensions apparues ces derniers jours autour de Nice.
Une décision attendue d’ici fin juin
Lundi, la ministre des Sports Marina Ferrari a tenté de calmer les esprits. Interrogée après une polémique déclenchée par les positions du nouveau maire de Nice, elle a fixé un cap : « Il n’y a pas de plan A ou de plan B pour l’instant ».
La ministre a insisté sur la dynamique collective des territoires engagés dans le projet olympique. « Aujourd’hui, parmi les villes candidates, il n’y a aucune velléité de sortir de la carte des sites, bien au contraire », a-t-elle déclaré.
Le calendrier reste néanmoins précis. « On s’est fixé un horizon au mois de juin pour la carte des sites précisément parce que nous voulions à la fois prendre en compte les élections municipales mais aussi pour affiner les différents coûts », a-t-elle ajouté, sans citer directement Nice.
À Nice, un projet contesté par Éric Ciotti
À l’origine des tensions, le refus affiché par Éric Ciotti concernant l’organisation des épreuves de glace dans la ville. Tout en se disant « extrêmement attaché à ce que les JO se tiennent à Nice », le maire rejette le scénario actuel.
Le projet prévoit notamment de transformer temporairement le stade de l’Allianz Riviera pour accueillir les compétitions de hockey, ainsi que la construction d’un nouveau complexe dédié au patinage artistique et d’un village olympique.
Des choix que l’élu conteste. Il refuse que l’OGC Nice soit privé de son stade pendant six mois et évoque un « coût exorbitant ». Il s’oppose également à la construction d’infrastructures « ex-nihilo », préférant proposer « d’autres lieux » déjà existants.
Pressions
Dans ce contexte, le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Renaud Muselier, a récemment haussé le ton. Également à la tête de la Solideo, chargée de livrer les ouvrages olympiques, il a évoqué « la nécessité » d’une décision pour Nice avant fin avril, évoquant un possible « plan B ».
Une hypothèse écartée publiquement par la ministre, qui insiste sur une approche globale et concertée entre les territoires concernés.
En parallèle, l’organisation des Jeux reste marquée par des remous internes. Marina Ferrari a indiqué que « les choses avancent (…) avec un processus de recrutement d’un nouveau directeur général (…) d’ici fin avril ».
Fin février, Cyril Linette, numéro 2 du comité d’organisation, avait démissionné, après le départ de trois cadres de haut rang dans les mois précédents.
Ce qui est important
- La carte définitive des sites des Jeux d’hiver 2030 sera arrêtée d’ici fin juin
- Nice reste candidate malgré le refus d’Éric Ciotti sur certains aménagements
- Le projet olympique est aussi fragilisé par des tensions internes dans son organisation
Nice-Presse avec dépêche



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