La Direction générale de la santé (DGS) vient de rappeler à l'ordre les exploi­tants de salles de cinéma. Ils pensaient pouvoir éviter le contrôle du "pass sanitaire" en réduisant la jauge de spectateur. 

Certains établis­se­ments de la Côte d'Azur avaient déjà tout prévu. Le plan : limiter les séances à une cinquan­taine personnes pour échapper à l'application du "pass sanitaire". C'est le cas de l’Éden à Menton qui avait annoncé mardi 20 juillet sur les réseaux "limiter la jauge de chaque salle à 49 spectateurs". Même chose pour le cinéma Casino d'Antibes ou encore à l'Olympia de Cannes qui "dans ce contexte difficile a choisi de faire les séances du matin "sans pass".

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Galvanisés par ces élans de rébellion, des inter­nautes ont lancé une pétition sur Twitter : "Pour que le cinéma public niçois Mercury reste ouvert à tous, sans "pass sanitaire" avec une jauge inférieure à 50 spectateurs/​salle". En deux jours, elle n'aura récolté que… 84 signatures. 

Mais aujourd'hui, la Direction générale de la santé à mis fin aux espoirs des cinéphiles récal­ci­trants. Non, les salles obscures ne pourront pas contourner cette nouvelle mesure en vigueur depuis mercredi 21 juillet. 

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D'éventuelles sanctions

La DGS a été très claire à ce sujet : la jauge de 50 personnes s'applique en fonction des capacités d’accueil et pas en fonction de l'occupation réelle des lieux. 

Elle précise auprès de FranceInfo : "par exemple, dans une salle de cinéma, le pass sanitaire s’applique à partir du moment où cette salle contient plus de 50 places, même si seulement 10 sièges sont occupés lors d’une séance. Les 10 personnes présentes doivent donc disposer d’un pass sanitaire valide".

"Par ailleurs, il n’est pas possible pour une salle ayant une capacité d’accueil de plus de 50 personnes d’abaisser sa jauge, sous peine de sanction pour non-​application du pass sanitaire."

Les exploi­tants qui n'appliqueraient pas les contrôles s'exposent à une amende de 1.000 euros. 

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