Dans plus de 90% des sites de baignades français, l’eau est d’une qualité bonne ou excellente sur le plan sanitaire, ont résumé lundi les autorités de santé, communiquant un taux semblable aux années précédentes.
« Le bilan des analyses microbiologiques menées au cours de la saison balnéaire 2023 sur 3.361 sites de baignade - 1.286 en eau douce et 2.075 en eau de mer - montre que près de 90,4% des sites sont d’excellente ou de bonne qualité », a résumé dans un communiqué la Direction générale de la santé (DGS).
Le bilan, réalisé chaque année sur les plus de 3.000 sites de baignades français, vise à évaluer leurs risques en matière sanitaire. Il mesure notamment la présence de bactéries E. coli et de la famille des entérocoques.
Le constat évolue peu d’une année à l’autre : en 2022, 90,1% des sites français de baignade avaient été jugés bons ou excellents sur le plan sanitaire.
En rajoutant la catégorie des sites jugés tout juste suffisants, la proportion atteint désormais près de 95%. Restent 99 sites à la qualité jugée insuffisante, là encore un chiffre qui évolue peu.
#Communiqué 🗞️| https://t.co/IJ5LpWBxhA : le site public pour tout savoir sur la qualité de l’ #eau de votre lieu de #baignade préféré 💧
Lire le communiqué ➡️https://t.co/f58SbXEyFl pic.twitter.com/FIz3QQkrnS— Ministère de la Santé et de la Prévention (@Sante_Gouv) July 22, 2024
Dans le détail, les eaux douces restent un peu plus risquées que celles de mer. Ces dernières sont jugées à 92,7% d’une qualité bonne à excellente, contre 86,6% pour les premières.
Et à Nice ?
La DGS propose un site web dédié à la situation sanitaire des différentes plages. Il suffit d’y entrer un département puis une commune pour accéder à un court bilan propre à chaque spot de baignade. On y découvre qu’ils affichent, pour la plupart, un niveau de « bon » jusqu’à « excellent » pour ce qui est de Nice. Parmi les plages les moins bien évaluées - « niveau suffisant », sans être déconseillées - on trouve La Lanterne et celle du Centenaire.
Le bilan était nettement moins reluisant en début d’été, à en croire un rapport de l’association Eau et Rivières de Bretagne, massivement relayé dans la presse. La plupart des plages phares de la Côte d’Azur obtenaient alors une note de mitigée à calamiteuse.
Alors comment expliquer ce grand écart entre les analyses de l’institution publique et de l’ONG ? Il s’agit d’un classement basé sur les mêmes données (officielles), avec une période qui s’étend sur quatre ans. Le moindre risque, par exemple de contracter une gastroentérite après avoir fait trempette, fait davantage chuter la note du côté de l’association que de celui de l’Etat. Ainsi, si 10% des prélèvements sont classés « moyen » ou « mauvais », la note n’est de 90, et ainsi de suite.










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