La députée RN du pays mentonnais sera vendredi l'invitée de Nice-​Presse et RCF Radio dans notre émission hebdo­ma­daire Dites-​le vous-​même. Un extrait en avant-première.

Le gouver­nement britan­nique annonçait le 12 septembre qu’il compte désormais recourir aux tests osseux pour déter­miner l’âge des migrants qui assurent être des mineurs.

En France, l'enjeu est de taille, puisqu'en-dessous de dix-​huit ans, il incombe aux conseils dépar­te­mentaux de les prendre en charge, via l'aide sociale à l'enfance. Au-​dessus, ils peuvent être expulsés du terri­toire. Une erreur sur l'âge du demandeur est donc drama­tique. La députée du pays mentonnais veut avancer sur la question.

Alexandra Masson (Rassemblement national) veut rendre les tests osseux obliga­toires légalement. "J'ai auditionné à l'Assemblée nationale des médecins qui travaillent depuis trois ans notamment sur un nouveau test effectué sur la clavicule. Les marges d'erreur seraient de un ou deux mois".

Les tests actuels (bien pratiqués en France), disent les médecins, entraînent une variation de deux à trois ans, raison pour laquelle les experts estiment que le système n'est pas fiable. Le Comité national d'éthique évoque quant à lui "un risque majeur".

La députée menton­naise propose en consé­quence d'imposer un circuit de radios, "qui prendraient vingt minutes, et englo­be­raient l'examen de la clavicule, de la main et des dents". D'après elle "le coût serait relatif, puisqu'il y a des appareils de radio­graphie partout".

32 000 migrants ont été inter­pellés depuis le début de l'année le long de la frontière entre les Alpes-​Maritimes et l'Italie, un chiffre en hausse de 20 % sur un an.

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