Dans la foulée des résultats de ces légis­la­tives anticipées, le maire de Nice a prononcé un discours "rassem­bleur et républicain", notamment pour appeler à une nouvelle union de la droite et du centre.

Quel gouvernement demain ?

"Les Français ont imposé au RN une minorité absolue. La volonté du peuple est claire : ni Rassemblement national, ni France insoumise. La haine et le refus de l’autre ne paient pas".

Alors que le scrutin de dimanche n'a pas donné de majorité claire pour gouverner, Christian Estrosi appelle "au rassem­blement", celui de "l'arc républicain" pour former un gouver­nement certes, mais surtout pour écouter "la colère, le refus du mépris et de l’impuissance politique" manifestés par des millions d'électeurs.

"Il y a des accords de gouver­nement et à trouver entre celles et ceux qui se recon­naissent dans les valeurs de la République"

"J’invite notamment la gauche de gouver­nement à rejoindre ce mouvement républicain et à prendre clairement ses distances avec la LFI" de Jean-​Luc Mélenchon, a encore réclamé le président de la métropole niçoise. "Il leur revient aujourd’hui de dire qu’ils ne se recon­naissent pas dans les provo­ca­tions, les outrances, l’antisémitisme qui ont été exprimés depuis des mois".

Et d'évoquer une union autour d'une figure qu'il estime fédéra­trice, celle d'un ancien premier ministre : "c’est la raison pour laquelle j’appelle de mes vœux la consti­tution autour d’Edouard Philippe d’un grand rassem­blement de la droite et du centre". Reste à voir avec quelle dynamique, puisque ce sont surtout la gauche et le RN qui semblent portés par un vague ces dernières semaines, plus que le maire du Havre.

Avec quelle place pour Christian Estrosi ? Il promet de "rester aux avant-​postes" sans en dire plus, même s'il a suggéré ces jours derniers, pour un plus fort ancrage terri­torial, d'autoriser à nouveau le cumul d'un ministère avec l'exercice d'un mandat municipal. Chacun aura saisi l'idée.

"La trahison de Ciotti n'a pas payé"

Après l'avoir comparé au colla­bo­ra­tion­niste Pierre Laval, l'édile continue de torpiller son rival Eric Ciotti, artisan d'une alliance entre la droite tradi­tion­nelle et Marine Le Pen.

"Il a gagné dans le déshonneur et a défini­ti­vement perdu sa crédi­bilité politique. Il est disqua­lifié pour longtemps"

"Quant à mes amis des Républicains, je les invite à réaffirmer leur condam­nation de Ciotti et de sa stratégie. Même s’il est élu ce soir (45,14 % dans le centre-​ville, NDLR), les résultats sont pour lui un échec cuisant au niveau national. Son élection est celle de l’indignité, mais la trahison n’a pas payé". 

"Le crépuscule d’Éric Ciotti ce soir est en réalité une aurore. Celle d’un homme de terrain, à l’attitude exemplaire, celle de Graig Monetti", le candidat (22,73 %) qu'il soutenait dans ce match de la première circonscription.

À l'Ouest, "je veux féliciter mes amis des Républicains qui se sont imposés : Alexandra Martin, Eric Pauget et Michèle Tabarot. Ils portent haut une certaine idée de la droite, loin des compro­mis­sions et des petits accords".

En conclusion, Christian Estrosi a appelé le patron du conseil dépar­te­mental à une "clari­fi­cation". Charles-​Ange Ginésy maintiendra-​t-​il Eric Ciotti à son poste de numéro deux de la collec­tivité malgré son alliance avec le RN ? Pour l'instant, le président des Alpes-​Maritimes ne s'est pas exprimé sur la question. Du côté du Cannet, Michèle Tabarot estime que le temps de la discussion viendra "après l'été".

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