Le mouvement nationaliste Mossa Palatina a déclaré que son président et candidat aux municipales de Bastia, Nicolas Battini, avait été « agressé » à Lucciana (Haute-Corse). Cet incident a conduit à l’ouverture d’une enquête, selon les informations du procureur de Bastia, communiquées jeudi.
Le procureur de la République de Bastia a précisé à l’AFP qu’«sur les fondements des informations relayées par différents médias, une enquête a été ouverte du chef de violences volontaires sans incapacité ». Cette enquête a été confiée au groupement de gendarmerie de Bastia.
« Dans ce cadre, M. Nicolas Battini a été invité à déposer plainte et apporter toutes précisions sur les circonstances de son agression », a ajouté le procureur Jean-Philippe Navarre.
Dans un communiqué daté de mardi et publié mercredi sur leur compte X, Mossa Palatina avait annoncé que Nicolas Battini, leur « président fondateur et candidat aux municipales de Bastia », avait « été agressé devant de nombreux témoins », mardi midi à Lucciana.
Une enquête ouverte après l’agression présumée du candidat Mossa Palatina à Bastia
Sans désigner clairement l’auteur présumé des faits, le mouvement identitaire a affirmé qu’il s’agissait d’«un soutien connu de la majorité municipale à Bastia », actuellement dirigée par les autonomistes. Il l’a décrit comme un « ancien responsable politique véreux » qui se serait « jeté sur le président de notre mouvement en l’agressant physiquement et en l’insultant ».
Le communiqué du parti ajoutait que Nicolas Battini aurait « mis à terre son agresseur par la force », tout en soulignant que « caméras et témoins attesteront qu’il n’est pas à l’origine des faits ».
Mossa Palatina a également affirmé que « l’attente populaire autour de notre candidature bastiaise échauffe apparemment quelques oiseaux bien accrochés aux branches des attributions de marchés publics », concluant que « le temps de la terreur ‘mafionaliste’ est terminé ».
Lors des élections législatives de 2024, Nicolas Battini avait terminé à la sixième place au premier tour, avec 4,25 % des suffrages. Le député sortant autonomiste Michel Castellani était arrivé en tête avec 31,74 % et avait remporté le second tour.
Avec AFP



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