Alors que la gauche peut espérer attirer un bon tiers des électeurs au premier tour de la future municipale niçoise, un collectif ouvre le débat d’une « liste d’union ». En 2020, ça n’avait pas marché.
Une formation de la « gauche plurielle » va-t-elle émerger à Nice ? Lors des dernières municipales, en 2020, trois listes semblables se sont affrontées. Celle du socialiste Patrick Allemand, du collectif citoyen et associatif Viva!, et des écologistes. Seuls ces derniers ont atteint le second tour, n’obtenant que six sièges.
Christian Estrosi (Horizons, centre-droit), maire depuis 2008, s’est déjà porté candidat à un quatrième mandat. L’équipe de son rival Eric Ciotti (UDR, allié du RN) laisse fuiter qu’il devrait se lancer « de façon imminente ». Et à gauche ? Patrick Allemand (PS) devait lancer une sorte de pré-campagne pour tâter le terrain ces derniers mois. Il est finalement resté discret. Viva ! s’est fait entendre, avec plusieurs actions, notamment contre la hausse du prix des transports métropolitains. Et ne compte pas s’arrêter en si bon chemin.
Dans un communiqué signé le 9 octobre et suivant une assemblée générale, Viva ! appelle ainsi « au rassemblement de la gauche et des écologistes » à dix-huit mois de la prochaine municipale niçoise.

« C’est animé par le même esprit de convergence et d’union (que celui du Nouveau Front Populaire) que ViVA ! appelle l’ensemble des forces citoyennes et politiques à se rassembler et présenter une liste unique »
Considérant qu’avec Eric Ciotti, « l’extrême droite représente une menace » pour la ville, ils brossent aussi un bilan au lance flammes de l’équipe sortante.
Selon eux, avec Christian Estrosi, « les inégalités se sont creusées, avec davantage de SDF et d’enfants à la rue » ; une « crise du logement à son paroxysme » ; « une politique culturelle et sportive réduite à un événementiel incohérent » ; « une politique sécuritaire en échec » (ce qui est contredit par les derniers chiffres, ndlr) et enfin « une politique climaticide » avec « un soutien à l’extension de l’aéroport ».
Viva ! fait ensuite référence à des atteintes à l’éthique qu’il est difficile de retranscrire sans s’exposer à des conséquences juridiques.
Sans formuler de grandes lignes programmatiques - sans doute parce que les partis devront en débattre avant - le collectif ouvre donc le débat pour éviter des divisions à rallonge. Le choix de la tête de liste - l’élue sortante Juliette Chesnel-Le Roux (EELV) fait part de son intérêt - sera l’une des grandes questions à trancher.
En mars 2023, un premier sondage donnait le total gauche (PS+LFI+Verts) à 27% au premier tour. De quoi inquiéter la droite.
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