Une enquête préliminaire, confiée à la police judiciaire, a été ouverte autour du « Nice Climate Summit », et notamment de Laura Tenoudji-Estrosi. L’épouse du maire aurait dû y animer, « bénévolement », deux débats. Ce qu’elle avait renoncé à faire.
S’il avait pour but d’alerter sur les enjeux climatiques et environnementaux, le Nice Climate Summit, qui s’est tenu les 28 et 29 septembre derniers, a aussi fait l’objet de quelques polémiques.
Et cela pourrait continuer. Selon une information de France 3 Côte d’Azur relayée ce lundi 15 janvier, le parquet de Nice va ouvrir une enquête préliminaire pour « prise illégale d’intérêts », suite au signalement de trois élus écologistes.
Le courrier adressé au procureur pointait notamment du doigt l’animation de deux tables rondes par Laura Tenoudji-Estrosi, épouse du maire. Ces élus avaient également mis en cause la Ville et la métropole niçoises concernant le vote des subventions d’aides indirectes.
Les élus municipaux auraient été insuffisamment informés sur certains liens — La Tribune, co-organisateur de l’évènement étant aussi l’un des employeurs de Laura Tenoudji-Estrosi.
« Elle aurait animé les débats bénévolement »
Auprès de Nice-Presse, l’avocat de Christian Estrosi, Olivier Baratelli, parle « d’une exploitation stérile, assurément puérile ».
Il poursuit : « c’est surtout une bataille indigne menée par l’opposition niçoise qui est incapable de gagner sur le plan politique. Monsieur Picard, ancien président d’Anticor, cherche à faire des signalements tous azimuts, dont le but assumé est de nuire à la municipalité chaque mois. »
« Madame Laura Tenoudji-Estrosi n’a pas été rémunérée pour intervenir ponctuellement dans le Nice Climate Summit ».
L’intéressée avait été sollicitée, en sa qualité de journaliste professionnelle (elle travaille depuis des années notamment sur France Télévisions), par le quotidien La Tribune pour animer deux tables rondes. Mais devant certaines critiques, elle avait décidé d’annuler sa venue, la vieille de ce colloque.
Christian Estrosi assure de son côté qu’il va déposer une plainte pour « dénonciation calomnieuse », visant les trois auteurs.
La Métropole précise qu’une « plainte a bien été déposée contre Mediapart pour diffamation ».
« Maintenant qu’une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet nous déposons une seconde plainte pour dénonciation calomnieuse contre les trois élus », a fait savoir la Ville.



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