Face à un État jugé dispendieux, le président de l’UDR Éric Ciotti brandit son contre-budget comme une alternative musclée : le député de Nice évoque 120 milliards d’euros d’économies, sans hausse d’impôts, en s’attaquant de front à l’immigration, aux dépenses sociales et aux contributions versées à Bruxelles.
Accrochez-vous ! À la veille de sa rencontre avec le Premier ministre Sébastien Lecornu, le député des Alpes-Maritimes déroule sa feuille de route économique. Son idée ? Mettre au régime sec des pans entiers de la dépense publique, avec une rigueur assumée et des priorités très claires.
Économies massives
Dans un courrier adressé au chef du gouvernement, dont l’AFP a obtenu copie, Éric Ciotti ne mâche pas ses mots. Son contre-budget, rédigé au nom de l’Union des droites pour la République (UDR), vise à rétablir une discipline financière : l’objectif affiché, 120 milliards d’euros d’économies structurelles, soit presque trois fois les coupes proposées par François Bayrou avant sa chute…
Pas question, selon lui, de pressurer davantage les contribuables. Ni hausse d’impôts, ni désindexation des retraites, encore moins de réduction de la prise en charge des soins. Eric Ciotti trace des « lignes rouges » inamovibles : toucher aux revenus des Français ou aux remboursements médicaux.
Immigration et dépenses sociales dans le viseur
Pour atteindre ses ambitions, le Niçois veut en finir avec ce qu’il qualifie d’« abus liés à l’immigration ». L’Aide médicale d’État serait transformée en un dispositif d’urgence réduit à sa plus stricte expression.
La contribution française au budget de l’Union européenne et l’aide au développement seraient, elles aussi, rabotées.
Mais le projet ne s’arrête pas là. Réforme en profondeur des politiques sociales, modernisation de l’assurance chômage et refonte de la formation professionnelle sont au programme. Autant de pistes pour dégager des marges budgétaires considérables, selon son analyse.






