JUSTICE — C’est un très long rapport qui n’aurait jamais dû circuler si tôt. Dans cette évaluation de gestion effectuée par la CRC, l’organisme public pointait des « pratiques irrégulières dans le domaine des ressources humaines (à la Métropole Nice Côte d’Azur), parmi lesquels le recours abusif à des contrats de vacataires ou le versement d’indemnités accessoires non fondées juridiquement ».
De plus, le rapport s’interroge sur le manque de traces du travail effectué par plusieurs agents, pourtant très bien rémunérés. Le document, qui était confidentiel jusqu’à sa présentation en Conseil métropolitain ce vendredi 27 novembre, a circulé depuis plusieurs jours. Mercredi, Mediapart publiait un article très critique, accusant Christian Estrosi de « contourne(r) les règles de la fonction publique pour recruter au prix fort des personnalités utiles à sa carrière politique. »
Si le travail de la CRC ne cite pas nommément les agents au centre des doutes, le média d’enquêtes, lui, détaillait l’identité et le montant des indemnités des intéressés.
Nice-Presse, qui a également eu ce rapport entre les mains (comme tous les journalistes politiques de cette ville) en faisait un sujet hier, jeudi 26 décembre : EXCLUSIF - Un rapport met en cause la gestion de la métropole Nice Côte d’Azur.
Auprès de 20 Minutes, la Métropole souligne que « le rapport de la CRC ne mentionne pas d’emploi fictif » et annonce qu’elle va « déposer plainte contre Mediapart car (son) article sali l’institution ».
Le président Christian Estrosi va également lancer une « action contre X pour divulgation du rapport, car il était strictement et juridiquement interdit de le diffuser avant sa présentation au conseil métropolitain. »






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