Décryptage – Le marché immobilier mentonnais traverse un printemps 2026 marqué par une envolée des prix qui pèse lourd sur le portefeuille des acheteurs. Dans la cité du citron, dénicher un toit sans se ruiner devient une mission périlleuse pour les habitants. Le point avec Menton-Presse…

On flâne sur le front de mer, on admire les façades ocre, mais on grimace souvent devant les prix affichés dans les vitrines des agences immobilières. Les dernières données de la plateforme spécialisée Meilleurs Agents pour Menton confirment cette impression de vertige avec un prix moyen qui culmine désormais à 5 475 euros par mètre carré pour l’ensemble de la commune.

Ce constat chiffré montre que la ville n’est plus vraiment le refuge tranquille que certains espéraient trouver à l’est du département. Les appartements mènent la danse avec une progression de 11 % sur une seule année, ce qui bouscule sérieusement les projets de vie des jeunes actifs.

vue colorée du centre ville de Menton avec ses palmiers

Garavan survole les débats alors que le Careï tente de résister

Si vous cherchez le calme, le Boulevard de Garavan ou l’avenue Porte de France restent les adresses les plus prestigieuses avec des tarifs qui grimpent à 6 660 euros le mètre carré en moyenne.

À l’autre bout de l’échelle, les secteurs comme le vallon du Careï ou le quartier Monti offrent des tarifs un peu plus « digestes » autour de 4 200 euros le mètre carré, d’après Meilleurs Agents. Des rues comme l’Avenue des Acacias ou la Route de l’Annonciade figurent parmi les options les moins onéreuses du moment. Pour autant, même dans ces coins moins exposés, la pression reste forte car les biens disponibles s’arrachent en quelques semaines !

Une flambée sur cinq ans qui bouscule les projets des familles

En prenant un peu de recul sur les cinq dernières années, on s’aperçoit que Menton a pris une valeur considérable. Les prix ont bondi de manière constante, créant un fossé avec les revenus des habitants qui stagnent souvent autour de 27 500 euros par an.

La ville compte désormais plus de 43 % de résidences secondaires, un chiffre qui explique en partie pourquoi les tarifs refusent de redescendre malgré la conjoncture.

La seule surprise de ce mois de mai vient des villas puisque le prix des maisons a connu un très léger recul de 0,2 % sur les trente derniers jours. C’est une baisse symbolique qui ne suffit pas à compenser des années de hausse, mais elle montre que le marché des grandes propriétés commence peut-être à toucher un plafond.

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Reporter niçois diplômé en journalisme, Matthias Bellegarde a rejoint Nice-Presse en 2026. Expert de l'économie locale et de l'immobilier, il suit de près l'évolution des marchés et des entreprises entre Nice et Menton. Engagé pour une information transparente et vérifiée, il est signataire de la Charte de Déontologie de la rédaction.

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