Les prix de l’immobilier continuent de grimper à Menton en ce mois de mai alors que le soleil s’installe pour de bon sur la côte. Si les appartements s’arrachent toujours à prix d’or, le marché des maisons montre des premiers signes de fatigue bien réels. Le point complet avec Menton-Presse.
Le printemps ne fait pas de cadeaux aux acheteurs mentonnais. Selon les dernières données de la plateforme spécialisée MeilleursAgents, le prix moyen du mètre carré s’établit désormais à 5 475 euros dans la commune.
Cette analyse repose sur des chiffres récents qui confirment une tendance lourde car la cité frontalière reste extrêmement demandée. Pourtant, sous le vernis des façades colorées du centre-ville, on sent que la situation devient difficile pour beaucoup de locaux qui cherchent à se loger sans se ruiner.
Le secteur des appartements porte l’essentiel de cette hausse avec une progression fulgurante de près de 11 % sur une seule année. Il faut débourser en moyenne 5 439 euros par mètre carré pour espérer acquérir un bien dans un immeuble.
Pour les logements les mieux placés, les tarifs s’envolent même au-delà des 8 800 euros. C’est un niveau de prix qui commence à peser lourd dans le budget des ménages mentonnais surtout quand on sait que le revenu médian annuel tourne ici autour de 27 500 euros par habitant.

Le coup de frein inattendu sur les villas
La vraie surprise de ce mois de mai vient des maisons individuelles. Alors que tout le reste augmente, le prix des villas a reculé de 0,2 % sur les trente derniers jours. Le tarif moyen stagne à 5 793 euros le mètre carré, toujours selon le site web.
On sent que les acheteurs atteignent une limite physique et que les portefeuilles ne peuvent plus suivre les exigences des vendeurs. Même si les biens les plus luxueux peuvent encore grimper jusqu’à 11 000 euros le mètre carré sur les hauteurs, l’ambiance n’est plus à la surenchère permanente.
Le marché de la location ne laisse pas non plus de répit aux habitants. Le prix du loyer moyen atteint 20,1 euros par mètre carré pour un appartement. Il devient de plus en plus complexe de trouver un toit abordable car plus de 43 % des logements de la ville sont des résidences secondaires. Cette pression permanente vide peu à peu certains quartiers de leurs résidents permanents au profit des vacanciers de passage.
Le fossé se creuse avec les villages voisins

Le contraste est frappant avec les communes limitrophes. Si Roquebrune-Cap-Martin reste intouchable avec des prix dépassant les 7 700 euros, les villages perchés offrent un peu d’air. À Castellar ou à Sainte-Agnès, les prix retombent sous la barre des 4 500 euros.
Beaucoup de jeunes actifs font désormais le choix de s’éloigner du bord de mer pour gagner quelques mètres carrés de jardin. Menton se transforme ainsi en une ville de propriétaires aisés ou de locataires qui acceptent de sacrifier une grande partie de leur salaire pour rester près de l’eau.



Commentez l'actualité
Vous ne pouvez plus réagir 20 jours après la publication de l'article. Les contenus insultants ou diffamatoires ne seront pas autorisés, idem pour la publicité et les liens web. En cas de problème ou de contenu illicite, contactez-nous.