Menton, la Riviera accessible ? La ville affiche un prix moyen raisonnable sur le marché azuréen, malgré une offre limitée et une demande soutenue. Avec tout de même de fortes disparités en fonction des quartiers.
« Menton est un marché très hétéroclite. » C’est en ces termes que Philippe Perin résumait la situation dans la commune frontalière en janvier dernier. Le gérant de l’agence Immobilier Menton développait les spécificités de la municipalité dans les colonnes de Menton-Presse. Un éclairage complété par l’étude de Particulier à Particulier parue en août 2025.
Dans celle-ci, nous apprenions que le coût moyen du mètre carré s’élevait à 4 756 euros. Sur un an, la hausse est de 1,1%. À titre de comparaison, il est établi à 5 218 euros dans le reste des Alpes-Maritimes, sans parler de Cap-d’Ail (9 800 euros) ou de Beausoleil (7 800 euros). Des montants attrayants donc, autant que les somptueux paysages colorés de la localité.
De 4 000 à 10 000 euros le mètre carré !
Mais ils cachent de grosses disparités en fonction des secteurs. « L’emplacement, l’état du bien, le diagnostic énergétique et la présence d’espaces extérieurs font toute la différence », expliquait notre expert azuréen. Car dans les coins les plus éloignés du centre-ville et du littoral, en remontant vers les vallées proches de l’autoroute, les prix peuvent s’établir sous la barre des 4 000 euros/m².
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A contrario, les propriétés avec vue sur la mer ou bénéficiant d’une terrasse atteignent régulièrement 8 000 à 10 000 euros/m², voire davantage pour les produits les plus rares. C’est le cas dans les quartiers de Garavan et de la Promenade du Soleil, réputés comme les plus onéreux.
Les ménages les moins aisés se tournent vers Annonciade et le Haut-Careï (4 500 euros du mètre carré), ainsi qu’à Borrigo (4 300 euros), les lieux abordables les plus prisés en 2025.
Hausse raisonnée à prévoir en 2026
Quelles sont les perspectives pour Menton en 2026 ? A priori, on se dirige vers une augmentation de tarifs semblable à celle de l’an passé, entre 1 et 2%. Ils se maintiennent à un niveau raisonnable, sans flamber. Mais attention, l’offre extrêmement restreinte et la forte demande pourraient impacter la valeur de certains logements.
Précisons que la collectivité conserve un fort pouvoir d’attraction auprès d’une clientèle étrangère, principalement nord-européenne. Suédois, Norvégiens, Danois, Allemands ou Belges ont progressivement remplacé une partie de la clientèle italienne, « moins présente depuis le durcissement des obligations déclaratives », observait Philippe Perin.
Le marché locatif sous pression
Les retraités aussi se montrent intéressés, mais on remarque surtout une arrivée croissante des actifs locaux parmi les acheteurs, notamment depuis la crise sanitaire.
Quant à la location, elle connaît pareillement une forte tension. La proximité avec Monaco est un facteur clé, avec des studios proposés entre 800 et 900 euros par mois. Comme ailleurs sur la Côte d’Azur, les locations saisonnières ajoutent une forte pression sur ce marché.










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