Fin 2023, Christian Estrosi remaniait son gouvernement municipal, en réorganisant notamment les délégations des territoires. Gaël Nofri avait été désigné dans les Couòla nissardi, les collines niçoises. On fait le point en ce début d’année.
Une fois nommé, il y a quelques semaines, par quoi avez-vous commencé ?
Magali Altounian, qui est subdéléguée pour ce territoire, a commencé à plancher sur la question de l’animation des collines. De mon côté, dans une démarche de proximité, j’ai reçu les agents municipaux, pour écouter leurs retours. Ensuite, j’ai multiplié les permanences avec les habitants.
Quels problèmes, ou thématiques, reviennent le plus ?
Notre réseau des transports est très performant. Mais dans le centre-ville, il n’y a pas d’heures de pointe. Dans les collines si, il y a un sujet. On nous demande aussi des travaux, notamment d’élargissements de la voirie : tout cela doit se faire en trouvant de bons équilibres. Chaque colline a son « esprit village » : il faut le comprendre, et le maintenir.
Ce n’est pas la compétence de la Ville évidemment, mais nous faisons le nécessaire pour progresser sur le déploiement de la fibre internet, en dialogue avec Orange.
Vos priorités dans les toutes prochaines semaines ?
Rencontrer les comités de quartier, des fêtes, les associations des parents d’élèves… Nous avons proposé des rendez-vous individuels ou par petits groupes. Je veux aussi que nous organisions des réunions publiques pour avancer sur les différents sujets.
Le maire devrait présenter bientôt le « Plan Collines », qui devait déjà l’être en janvier de l’an passé. Pourquoi ce délai ?
C’est un plan très complet, solide, qui comprend une variété de thématiques. Bien des services travaillent de concert à ce sujet. C’est un dispositif qui a demandé du temps.
Comment se passent les cérémonies de voeux, dans les collines mais aussi dans les villages de Nice-Côte d’Azur ?
Très bien ! Mais j’aimerais rappeler que l’on ne doit pas se placer sur le terrain de la polémique au cours de ces cérémonies. Je ne le ferai jamais, ce n’est pas ce qu’attendent les habitants. De tradition, les voeux, ce sont des moments d’unité, au-dessus de tous les désaccords.
La députée de la cinquième circonscription des Alpes-Maritimes (Christelle d’Intorni, ndlr) a tenu des propos vulgaires au cours de celle de La Roquette-sur-Var. C’est une faute morale. Elle est venue parler de l’enquête sur la gestion du Grand Prix du Castellet, ça n’a rien à faire là. Elle a accusé Nice d’accaparer les fonds de la Métropole, alors que la collectivité a tant fait pour les vallées après la Tempête Alex. C’est lamentable, et exaspérant pour les gens. Elle prend en otage les maires des communes, en créant de la discorde.
Faire de la politique, ça se respecte. Mais il y a des lieux et des moments pour cela. Elle pourrait être davantage présente aux conseils métropolitains, par exemple ! On ne fait pas ce que l’on veut quand on le veut, même un chien le sait.
« NICE VS. LES VILLAGES ?»
«C’est absurde d’essayer de monter le moyen et le haut-pays contre Nice. Le travail est fait dans la reconstruction post-Alex. La station d’épuration Haliotis, un projet à 700 millions d’euros, ne profitera pas qu’aux Niçois. Organiser de grandes compétitions sportives permet d’être assez crédibles pour que nos villages et stations prétendent au Tour de France ou aux JO d’hiver. Opposer les gens ne mène à rien ».



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