À l’approche des Jeux olympiques d’hiver 2030 dans les Alpes françaises, le leader de l’équipe de France de patinage de vitesse, Timothy Loubineaud, plaide pour l’installation d’une patinoire éphémère dédiée à la longue piste. Une prise de position alors que la France ne dispose toujours pas d’anneau pour cette discipline et que l’organisation des épreuves reste en suspens.
À moins d’un mois des Jeux de Milan, où il vise un podium olympique, Timothy Loubineaud regarde déjà plus loin. Avec un message clair, presque militant, le patineur de vitesse français interpelle les organisateurs des Jeux d’hiver 2030 sur l’avenir de sa discipline en France. Une question d’infrastructures, mais aussi de symbole sportif.
Une patinoire éphémère pour ancrer le patinage de vitesse aux JO-2030
Pour le détenteur du record du monde du 5.000 m, la solution existe. « Je pense qu’il y a des solutions qui sont faisables, des structures qui sont réalisables, pour pouvoir, nous athlètes de la longue piste, patiner sur des patinoires éphémères. Des structures éphémères, ce n’est pas quelque chose qui est impossible à faire », a-t-il estimé auprès de l’AFP. Une position assumée, qui remet sur la table la possibilité d’un site temporaire pour accueillir les épreuves de patinage de vitesse.
À ce stade, aucune infrastructure permanente n’existe en France pour la longue piste. Les sites de Heerenveen, aux Pays-Bas, et de Turin, en Italie, sont actuellement à l’étude pour accueillir les compétitions lors des Jeux de 2030. Le comité d’organisation doit trancher au printemps, laissant planer l’incertitude sur une organisation hors des frontières françaises.
S’entraîner à l’étranger, une contrainte quotidienne pour les Bleus
Faute de structure nationale, Timothy Loubineaud et ses coéquipiers ont dû s’adapter. Toute la saison, ils sont basés à Inzell, dans les Alpes bavaroises, au sud de l’Allemagne, à proximité de la frontière autrichienne. Une réalité logistique qui souligne, selon lui, l’enjeu d’un site français à l’horizon 2030.
Le patineur ne cache pas l’avantage psychologique que représenterait une compétition à domicile. « Est-ce que le fait d’avoir son public chez soi et de patiner chez soi, c’est un avantage pour un athlète ? Moi, je pense que oui », confie-t-il, tout en rappelant sa position d’athlète. « Après, ce n’est pas moi qui décide. Je suis un athlète, on me demande de patiner sur une piste et de délivrer une performance, c’est ce que je vais faire », ajoute-t-il, sans détour.
À 29 ans, Timothy Loubineaud pourrait devenir le premier Français médaillé olympique en patinage de vitesse, une discipline longtemps dominée par les Néerlandais. Un exploit sportif qui renforcerait encore la portée de son appel en faveur d’une reconnaissance durable de la longue piste en France.
Nice-Presse avec des contenus de l’AFP







Commentez l'actualité
Vous ne pouvez plus réagir 20 jours après la publication de l'article. Les contenus insultants ou diffamatoires ne seront pas autorisés, idem pour la publicité et les liens web. En cas de problème ou de contenu illicite, contactez-nous.