Le comité d’organisation des JO d’Hiver 2030 validera définitivement sa carte des sites le 19 juin prochain, scellant par la même occasion le transfert des épreuves de glace de Nice vers Lyon. Ce remaniement majeur, provoqué par le refus du nouveau maire Eric Ciotti d’installer une patinoire dans le stade de football, devrait permettre de vastes économies budgétaires.
Un coup de gomme sur le papier et des dizaines de millions d’euros épargnés. Le grand chassé-croisé des installations olympiques s’achève dans quelques jours. Les organisateurs ont annoncé vendredi dernier le repli de toutes les épreuves de glace vers Lyon. Ce choix se fait au détriment de Nice.
Le nouveau maire de la ville, Eric Ciotti, refusait le projet d’installer une patinoire provisoire dans le stade de football. Edgar Grospiron s’est montré catégorique sur les conséquences de ce blocage. « On ne reviendra pas en arrière », a souligné le président du comité d’organisation. La solution lyonnaise « permet aussi des optimisations budgétaires assez conséquentes ».
La ministre des Sports Marina Ferrari a précisé jeudi que « les chiffrages encore en cours de précision font apparaître un différentiel de l’ordre d’une centaine de millions d’euros ».
Un montant important, qu’Edgar Grospiron juge même sous-évalué. « On est même un peu au-delà quand on prend en compte l’ensemble des décisions que nous sommes en train de poser concernant la carte des sites », a ajouté le patron du Cojop.
Calendrier bouclé avant l’été
Il reste des incertitudes sur la répartition des épreuves de ski alpin ou la localisation des compétitions paralympiques. Celles-ci seront rapidement levées.
« Le 19 juin, ensemble au niveau des parties prenantes, on actera notre carte des sites, qui sera ensuite présentée au Comité international olympique (CIO) le 22 juin puis au grand public le 29 juin », a indiqué M. Grospiron à l’issue d’un bureau exécutif des Alpes 2030.
Fin juin marquera pour Alpes 2030 la fin des grandes décisions stratégiques après « un travail colossal a mené en un temps extrêmement court ».
« On aura posé l’ensemble des fondations de notre projet, une organisation, une gouvernance, une carte des sites, des emblèmes, une vision et l’ensemble des organes de pilotage », a résumé le président du comité.
Une organisation bousculée mais sur les rails
Ce cap franchi amène le comité vers de nouveaux horizons. « Tout ça va nous permettre de rentrer dans une nouvelle phase, de planification, qui nous emmène jusqu’aux Jeux de Los Angeles 2028, et ensuite nous rentrerons dans la phase opérationnelle, celle où nous allons commencer à organiser des épreuves tests pour arriver dans la dernière phase qui sera celle de la livraison », a-t-il détaillé.
Edgar Grospiron a reconnu que « la première phase a été particulièrement intense ». L’organisation a notamment dû composer avec une vague de départs, dont celle de son bras droit Cyril Linette en février.
« Mais je pense qu’on a démontré une capacité à livrer malgré pas mal de difficultés, on sort renforcés… Cela prouve la robustesse de notre organisation ».
Nice-Presse avec agence






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