© AFP - Des perquisitions ont été menées mardi à Nice dans le cadre d’une enquête ouverte sur des soupçons de fichage de personnes, établi sans leur consentement, a indiqué le parquet, confirmant des informations de Libération.
Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Nice en mai dernier du chef d’«enregistrement ou conservation de données à caractère personnel sensibles sans le consentement des intéressés », a précisé à l’AFP le procureur de la République de Nice, Damien Martinelli.
Selon Libération, cette enquête fait suite au signalement au printemps d’un « lanceur d’alerte anonyme » informant de l’existence de fichiers mis en place par les équipes du député local et président de l’UDR Éric Ciotti.
Confirmant des informations de Nice-Matin, le magistrat indique que la police judiciaire « a procédé ce (mardi) matin à différentes perquisitions en vue notamment de saisies de données informatiques ». Il n’a toutefois pas précisément confirmé que ces perquisitions visaient le siège du Conseil départemental (lequel n’a rien démenti).
Ces fichiers concerneraient plusieurs centaines de Niçois présentés comme « influents », qu’ils soient responsables associatifs ou commerçants par exemple, certains des noms étant suivis de la confession des intéressés (« confession juive », « confession chrétienne »), de mentions de handicap (« sourd », « non voyant ») ou encore de la mention « propriétaire foncier ».
La Commission nationale de l’informatique et des libertés a confirmé une plainte à propos de ces procédés de fichage sans consentement.
Cette enquête intervient alors qu’Éric Ciotti pourrait annoncer fin août lors de sa rentrée politique sa candidature à la mairie de Nice face au maire sortant Christian Estrosi (Horizons), qui a déjà annoncé se représenter.
Ni Éric Ciotti ni son entourage n’ont donné suite aux sollicitations de l’AFP à propos de la constitution de ces fichiers.



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