À Nice, la hausse des loyers ne faiblit pas et dépasse largement la moyenne nationale avec une progression de plus de 5 % sur la seule année écoulée, comme le pointe une nouvelle étude. Les locataires doivent désormais débourser plus de 1 000 euros pour un simple deux-pièces, alors que le coût des petites surfaces atteint des sommets…
Chercher un toit à Nice aujourd’hui, c’est un peu comme essayer de trouver une place dans le Vieux un dimanche d’août. C’est difficile et ça finit souvent par coûter une petite fortune.
Les derniers chiffres tombent et ils ne risquent pas de soulager votre portefeuille. En un an, les loyers ont bondi de 5,4 %, tel que le relèvent les experts de SeLoger le 4 mai. Pour vous donner une idée du décalage, c’est deux fois plus que la moyenne française.
On ne parle pas ici d’un petit sursaut passager, mais d’une tendance lourde puisque sur cinq ans, l’augmentation frôle les 19 %. À Nice, le marché fait ce qu’il veut, et comme il n’y a pas d’encadrement des loyers pour siffler la fin de la récréation, les prix grimpent sans trop regarder derrière eux (même si l’efficacité de ce dispositif est de toute façon contestée dans les autres grandes métropoles…)
Le studio, ce petit luxe au mètre carré

Le constat est d’autant plus piquant pour ceux qui n’ont pas besoin de beaucoup de place. Plus le logement est petit, plus la facture au mètre carré est salée. Pour un studio de 20 mètres carrés, il faut compter environ 513 euros par mois sans les charges.
Si vous avez besoin d’une chambre séparée pour un 50 mètres carrés, préparez-vous à franchir la barre symbolique des 1 000 euros mensuels. On se situe bien au-dessus de ce qui se pratique dans les autres grandes métropoles régionales. Pour un jeune actif ou un étudiant, la pilule est difficile à avaler. Cette réalité finit par peser lourdement sur le quotidien des Niçois qui voient leur reste à vivre fondre au soleil.
Forcément, avec des loyers pareils, on pourrait être tenté de passer par la case achat pour ne plus jeter l’argent par les fenêtres. Mais là encore, le ticket d’entrée demande d’avoir les reins solides. Avec un prix moyen qui tourne autour de 5 270 euros le mètre carré, devenir propriétaire reste un défi de taille.
Pour ceux qui ont déjà un capital, l’investissement reste intéressant avec une rentabilité correcte, mais pour le commun des mortels, la location reste souvent le seul choix possible, même si ce choix ressemble de plus en plus à un sacrifice financier.
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