Quatre jours de concerts en plein coeur de ville, 24 artistes et groupes… La nouvelle version du NJF a tiré son épingle du jeu.

Alors que le Nice Jazz Fest vivait ses derniers feux, la municipalité communiquait déjà sur le succès de cette dernière édition. D’après les organisateurs, 40.000 spectateurs ont été réunis cette année, un chiffre qui comprend les places payées mais aussi le public gratuit du « Jazz Off » et ses séquences en plein air, par définition difficile à quantifier. Cette estimation place le cru 2024 dans la moyenne haute du NJF, preuve que le public n’a pas été détourné par les évolutions apportées. En 2022, le festival rassemblait 42.500 personnes, avec une soirée de plus, mais une jauge moins importante.

Cet été, le plus ancien rendez-vous du genre était décalé de juillet à fin août, Tour de France oblige. La Ville avait décidé de le moderniser : nom raccourci, nouveau logo, « village expérience » avec humoristes, pétanque et stands de restauration premium. Moins de têtes d’affiche, avec une volonté de proposer une offre artistique plus claire, sans variété — mais aussi de faire des économies, les cachets ayant flambé depuis le covid (la venue de Clara Luciani avait coûté 85.000 euros il y a deux ans). Le rappeur Nas et le groupe Phoenix, notamment, ont tout de même fait l’évènement la semaine passée. Reste que la couverture médiatique de ce NJF 2024 fut pour le moins timide, malgré, parmi d’autres, un long article du Monde.

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Fondateur de Nice-Presse à 20 ans (2019) et plus tard de Menton-Presse (2026), Clément Avarguès est diplômé de l'EDJ Nice. Ancien chroniqueur politique pour BFM Nice Côte d'Azur (2022-2024), il est spécialisé dans l'analyse des grands projets locaux et les interviews. Résident niçois depuis dix ans et signataire de la Charte de Déontologie de la rédaction, il dirige la stratégie éditoriale du groupe avec un engagement fort pour la transparence et l'indépendance.

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