Nice s’apprête à vivre un été de folie, avec un super-concert dès les premiers jours de juillet, le Tour de France et la nouvelle version du Nice Jazz Fest, fin août. Le maire-adjoint chargé de l’évènementiel, Graig Monetti, évoque les rendez-vous d’une saison pleine de surprises. Mais aussi plusieurs projets imminents…
Les chantiers des derniers mois
Nice-Presse : l’ambition était d’attirer plus de 35.000 spectateurs cette saison, quel bilan tirez-vous de la salle du Stockfish ?
Graig Monetti : Excellent. On a dépassé les 35.000 billets. Je suis satisfait sur trois points : la fidélisation des spectateurs, la qualité et la diversité de la programmation (reggae, metal, musique en live…) et enfin l’attractivité nationale de la salle. Les productions nous sollicitent de plus en plus.
Comment la faire monter en puissance ?
Nous avons deux nouvelles idées. Avec des annonces en septembre, nous lancerons « Les Petits Poissons », pour proposer une offre d’éducation musicale et artistique. Il s’agira d’un cycle de formation avec les 8-14 ans, complémentaire de l’enseignement plus classique du collège. C’est très bien d’apprendre la flûte, mais on n’a jamais vu de très grands flûtistes émerger. Slam, rap, chant… Nous ferons quelque chose de nouveau, avec des artistes et des professionnels de cette industrie.
« Début 2025, nous lancerons Radio Stockfish »

Nous avions l’idée de créer un studio d’enregistrement, mais ça reste très compliqué. Début 2025, nous lancerons plutôt Radio Stockfish. Des émissions, du direct, des chroniques, des interviews avant et après les concerts, de l’humour… J’ai dans l’idée une grille décalée, musicale et culturelle.
Vous souhaitiez que les Niçois s’approprient davantage le Palais Nikaïa, qu’il devienne plus attractif. Où en sommes-nous ?
Il y a des choses à faire mais l’année dernière a marqué un record de chiffre d’affaires pour le palais, on y a vu de très beaux concerts. Après l’été, nous entamerons un chantier de modernisation du Nikaïa, à 360° : sa communication-marketing, l’expérience des visiteurs, monter de nouveaux coups…
Un été en fanfare
L’aventure commence ici et s’annonce inoubliable.
— Graig Monetti (@MonettiGraig) May 16, 2024
Je vous présente la programmation officielle du @nicejazzfest.
J’espère vraiment qu’elle vous plaira. Nous avons mis du cœur à l’ouvrage.
J’ai hâte de partager ces moments incroyables avec vous.#NJF24 pic.twitter.com/c46LLB3h5H
Une programmation moins « paillettes », mais plus cohérente, c’est ça l’idée pour le Nice Jazz Fest’ ?
On a changé le nom pour montrer qu’un vrai travail est mené. Nas, Jungle… Des talents sont invités, certes pas toujours connus à 100% du très large public, et c’est tout l’intérêt. La vie est triste sans curiosité, c’est pour ça que les festivals existent.
Je veux que l’on retrouve l’esprit des origines. 1948, Louis Armstrong est inconnu au bataillon. Vous avez cet artiste incroyable, Noir - ce qui est un symbole d’espoir à l’époque, que l’on doit aux soldats américains - à l’Opéra de Nice ! C’était provocateur, révolutionnaire. Ce sont nos racines.
« Deux restaurants, village festif, kids club…»
Jauge élargie, nouvelle entrée, « village»… Quelles seront les nouveautés les plus marquantes ?
L’entrée, plus élégante, déménage sur la Promenade des Anglais. On a poussé les murs pour accueillir près de 11.500 personnes chaque soir, soit pas loin d’une cinquantaine de milliers en tout. On nous parle beaucoup des Parisiens de We Love Green : ils avaient 58.000 personnes en 2017, 100.000 aujourd’hui. Nous ne sommes pas loin : l’offre niçoise s’impose.
Nous allons ouvrir un « kids club », Ramène ta fraise, pour permettre aux parents, aux familles mono-parentales, de ne pas se priver de sorties. Pendant que les adultes s’amusent, les enfants auront leur expérience réservée.
Nous avons supprimé le carré VIP, pour créer un Village. Fin des mondanités, on rend le festival aux festivaliers. On y trouvera plusieurs restaurants. L’un avec une offre tapas très fine, méditerranéenne, et une autre assise, dans les règles de l’art, avec un travail sur la carte des vins. Trois services chaque soir, entre 100 et 170 places. Les appels aux privés sont en cours mais les entreprises sélectionnées seront forcément niçoises, personne ne va venir nous apprendre à faire de la bonne cuisine. J’ajoute qu’un Jazz Comedy Club sera donné au Village, avec trois humoristes chaque soir.
Comptez-vous toujours lancer un nouveau festival de musiques actuelles, comme évoqué depuis 2019, notamment l’hiver pour attirer des jeunes hors-saison ?
On a déjà de très belles choses à montrer au Nice Jazz Fest’. Il y a des projets pour l’hiver, mais sans doute plus un rendez-vous autour de la gastronomie, elle-même liée à la musique.
« Travis Scott, toute l’Europe le voulait. Gad Elmaleh, que la Ville soutient, proposera le meilleur rendez-vous mondial »

Les évènements privés se multiplient…
On est train de vivre un grand moment niçois sur l’évènementiel, c’est un bouleversement total. À Paris, ils parlent du concert de Travis Scott cet été à l’Allianz Riviera - 45.000 places ! - de la nouvelle version du Nice Jazz Fest, et de Jubil, la série de soirées d’humour que Gad Elmaleh lancera chez nous en octobre 2025. Ce sont des évènements que toutes les métropoles d’Europe voulaient.
Kev Adams va proposer son propre festival d’humour à Juan-les-Pins, Nice a les Plages du Rire et de nombreuses dates au Stockfish… Gad Elmaleh et le producteur du Montreux Comedy Club débarquent aussi. Pourquoi en faire autant avec les humoristes ?
Parce que le marché est très fort. Ce sont les dates qui se vendent le plus et les diffuseurs sont très demandeurs, les gens veulent énormément voir ces talents-là.
Nous avons su attirer le meilleur des meilleurs qui a choisi Nice, avec le producteur le plus en vue du marché. Gad Elmaleh, que la Ville soutient, proposera une nouveauté de portée mondiale.
L’un des soirs, un vrai show, sera retransmis par une chaîne. Les structures locales - le Bobar, le T’choup Comedy Club, Directo Prod… - seront, aussi, pleinement investies. Nous allons faire vivre Nice au rythme de la programmation : au Nikaïa, aux Franciscains, dans plusieurs quartiers… C’est un défi exceptionnel !



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