Le candidat propose une « adaptation profonde » de la municipalité pour bien davantage correspondre « aux nouveaux rythmes de la vie des Niçois ». Les guichets communaux seraient ouverts un soir de la semaine et une partie des week-ends, alors que 1500 places seraient créées notamment en crèches.
« Je veux que Nice soit ‘la ville facile à vivre’.» Selon Christian Estrosi, ce n’est pas toujours le cas pour l’instant.
« Le monde du travail et nos quotidiens ont profondément changé en seulement quelques années » a noté ce 8 janvier lors d’une conférence de presse le maire, candidat (Horizons-Les Républicains) à sa réélection. « Souvent, la solution a été d’envoyer les gens vers des IA, ou des plateformes d’appels. Moi, je veux du contact humain chez nous. Alors la commune doit se réorganiser ». Pour mieux répondre aux impératifs des actifs et accompagner les seniors, notamment.
« Des services publics qui fonctionnent sur du 9-17h du lundi au vendredi ne peuvent plus coller aux rythmes que nous connaissons, avec des horaires atypiques (nuits, week-ends) qui sont devenus le lot des familles niçoises ».
C’est l’une des principales promesses de l’édile : s’il est réélu, l’administration devra assurer ses missions jusqu’à 20 heures une fois dans la semaine et le samedi matin. Les agents mobilisés seraient sélectionnés « sur la base du volontariat, et payés en conséquence ». « Nous appliquons une forme de ‘travailler plus pour gagner plus’…» a souri Christian Estrosi, une allusion au slogan de son ami Nicolas Sarkozy. « Je rappelle que bien des équipes le font déjà, notamment pour ce qui est du nettoiement, des transports…»
La commune lancerait cet été un « portail web unique » qui centraliserait des démarches aujourd’hui éparpillées : achat de places de concerts, inscription dans des clubs sportifs, des bibliothèques, etc.
Nouvelles maisons des services publics, 1500 places notamment en crèches
Au rayon des investissements les plus lourds, le candidat projette d’ouvrir au total deux nouvelles « maisons des services publics », dans la Plaine du Var, Nice-Nord, en plus de celles existantes au Voeu et à Saint-Roch. Sans oublier l’équipement de Magnan, prévu pour le mois prochain.
« 1500 nouvelles places de garde, via les crèches (qui seraient alors ouvertes jusqu’à 19h) et grâce aux assistantes maternelles » sont aussi évoquées pour un mandat suivant. « Un centre de loisirs devra être ouvert dans chacun de nos groupes scolaires, pour un total de 1000 places ».
Le coût de l’ensemble de ces 10 mesures, pour une ville plus facile à vivre pour les Niçoises et les Niçois, représente 7 millions d’euros par an.
— Christian Estrosi (@cestrosi) January 8, 2026
Les agents qui travailleront sur ces nouveaux horaires seront rémunérés en heures supplémentaires et sur la base du volontariat.
Je… pic.twitter.com/tLNOk2vnza
Des « nounous d’urgence » seraient mises en relation par la Ville avec des parents en difficulté. L’allocation réservée à ceux dont les pitchouï sont sur liste d’attente dans les établissements de la petite enfance serait bonifiée, de 200 à 400 euros. Enfin, la grande bibliothèque de Nice, Louis-Nucéra, ouvrirait certains soirs jusqu’à 22 heures et le dimanche après-midi.
L’entourage de Christian Estrosi a fourni son chiffrage des mesures : chaque année, un million d’euros pour le portail web unifié, 615 000 euros pour les extensions d’horaires, 150 000 pour le doublement de l’allocation compensatrice, 1,7 million pour les 1500 places d’accueil notamment dans les crèches, 120 000 pour les « nounous d’urgence » et 2,9 millions pour les centres de loisirs dans les écoles.
La gauche s’en agace
Julien Picot, le secrétaire départemental du parti communiste et candidat aux municipales sur la liste d’union de la gauche (« Unis pour Nice »), y voit un risque « de dégradation inacceptable des conditions de travail des (employés) de la Ville de Nice, du CCAS et de la Métropole. Ces femmes et ces hommes assurent chaque jour le bon fonctionnement de notre ville et méritent reconnaissance, stabilité et respect, pas une extension autoritaire de leurs horaires. Les agents sont un pilier de la solidarité, de l’intérêt général. Ils doivent être soutenus et non malmenés. » Le maire explique de son côté que, au contraire, les fonctionnaires réclameraient depuis longtemps de « pouvoir travailler davantage. »






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