Après la disso­lution de l'Assemblée nationale dimanche, Emmanuel Macron s'est exprimé ce mercredi lors d'une confé­rence de presse au pavillon Cambon à Paris. L'occasion de faire un point sur les nombreux rebon­dis­se­ments politiques de ces derniers jours.

Eric Ciotti a "fait un pacte du diable", selon le président de la République, avec cette alliance LR-​Rassemblement national. Alors que de nombreux élus de droite ont "dit 'pas nous'", ils "ne se retrouvent pas dans la ligne de leur parti, eux-​mêmes, ils vont avoir un élément de clari­fi­cation à faire", a encore jugé Emmanuel Macron. Tout en "saluant" ceux qui ont rejeté ce choix.

Emmanuel Macron assure qu'il ne veut "pas donner les clés du pouvoir à l'extrême droite en 2027". "Je veux qu'il y ait un gouver­nement qui puisse agir pour répondre à la colère, aux urgences", a-​t-​il encore fait valoir. "Si les gens ont peur" qu'un Premier ministre d'extrême droite soit nommé à Matignon, "eh bien le sursaut, c'est pour maintenant!"

"Extrême gauche antisémite"

Le chef de l'Etat affirme avoir "entendu" la colère exprimée par les résultats des européennes : "mais le projet que porte le Rassemblement national, c'est un projet qui ne permettra pas de répondre à l'insécurité que vous vivez". Il a aussi balayé l'idée d'un débat entre lui et Marine Le Pen.

Justifiant la disso­lution, il a pointé "l'attitude de certains députés de la France insoumise" semant un "désordre parfois constant" à l'Assemblée nationale - "extrême gauche" qu'il a encore une fois accusé "d'antisémitisme", sans préciser son propos. Avant d'ajouter que la victoire du Rassemblement national aux européennes est "un fait politique qu'on ne saurait ignorer".

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