Une enquête préliminaire est en cours à Marseille sur de possibles irrégularités dans le financement de plusieurs campagnes du Rassemblement National, notamment lors des municipales de 2020 et des régionales de 2021.
Alors qu’une perquisition a été menée cette semaine au siège du RN à Nanterre dans le cadre d’une autre procédure, Le Monde révèle qu’un second dossier, ouvert en 2021, est entre les mains du parquet de Marseille. Cette affaire porte sur des soupçons de financement illégal de campagnes électorales antérieures à celles déjà visées, et concerne plusieurs villes et régions.
Des prêts politiques au cœur des investigations
Le parquet de Marseille confirme que l’enquête porte sur « les conditions dans lesquelles des prêts visant à financer les campagnes électorales de plusieurs candidats à des scrutins ont été accordés ». L’enquête a débuté à Alençon (Orne) en janvier 2021 avant d’être transférée à Marseille, où une procédure préliminaire a été ouverte pour « violation des règles relatives au financement de campagnes électorales ».
Initialement centrées sur les municipales de 2020 à Marseille, les investigations se sont élargies à d’autres communes, dont Nice et Lyon, ainsi qu’aux élections régionales de 2021 dans plusieurs régions : Provence-Alpes-Côte d’Azur, Normandie, Occitanie et Centre-Val de Loire.
Un milliardaire interrogé par les enquêteurs
Le parquet indique que le milliardaire Pierre-Edouard Stérin, connu pour ses positions ultra-conservatrices, a été entendu le 11 juin 2024 « sous le régime de suspect libre » dans le cadre de cette enquête. Le montant total des prêts examinés s’élèverait à 1,8 million d’euros, selon la même source.
Au fil des investigations, d’autres infractions potentielles sont venues s’ajouter, notamment des soupçons de blanchiment et d’exercice illégal de la profession de banquier, en plus des possibles irrégularités de financement de campagnes électorales.
Le RN dénonce un flou juridique
Les prêts de particuliers aux partis sont autorisés par la loi, mais dans un cadre très encadré. Ils ne doivent pas devenir « habituels », sous peine d’être requalifiés en dons déguisés, selon la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP).
Le Rassemblement National, qui a largement eu recours à ce type de financement ces dernières années, a dénoncé jeudi le « flou » entourant la réglementation applicable à ces prêts privés. Le parti d’extrême droite est déjà visé par une autre enquête concernant ses campagnes de 2022 et 2024.
Des anciens candidats RN concernés
Parmi les personnalités visées par l’enquête figurent plusieurs anciens candidats du RN : Stéphane Ravier, candidat malheureux aux municipales de 2020 à Marseille, Thierry Mariani, tête de liste en région PACA en 2021, et Philippe Vardon, engagé dans la campagne municipale à Nice en 2020. Tous trois ont depuis quitté le parti. Contacté par l’AFP, Stéphane Ravier a indiqué n’avoir “aucune déclaration à faire”, tandis que les deux autres n’étaient pas joignables.
Avec AFP



C’est quoi un prêt ? Quelqu’un met des sous, un autre prend. On ne va pas dire que les donations sont des prets. Pourquoi le RN allait embobiner les inspecteurs à mettre des prets dans leurs papiers, ils pouvaient dire que ce sont des dons ? J’ai une Luciole qui a dit à moi qu’un marrant a dit à eux de ne pas mettre Don. Les dons peuvent être mis dans des arnaques aux Impots. Les prets je ne sais pas, je ne sais rien de cela.