Le Décodage de Nice-​Presse, chaque jeudi en direct à 7h15 et 9h15 dans la matinale de BFM Nice Côte d’Azur.

On s'intéresse à la stratégie à double tranchant de Christian Estrosi pour ces élections. Le maire est plutôt malin sur ce coup : on sait qu'avec le début des vacances d'été et la déprime des Français, il y a pas mal de chances que bien des gens n'aillent pas voter à la fin du mois, c'est même plutôt une tradition sur la Côte d'Azur

Du coup, il a donné une ligne direc­trice aux trois candidats qu'il soutient dans les secteurs de Nice - Philippe Pradal, Gaël Nofri et Graig Monetti : parlez de la ville, parlez du quotidien, cantines scolaires, pistes cyclables, coulée verte

Ces questions n'ont rien à voir avec la campagne, mais c'est une bonne façon de mobiliser du monde même si l'enjeu de ces élections, c'est surtout de savoir qui sera le Premier ministre dans trois semaines

C'est aussi assez courageux de sa part : il pourrait se dire "cette majorité est cramée, les Français veulent mettre le gouver­nement au chômage, je reste dans ma mairie" - Eh bien non, il se mobilise contre les extrêmes

Attention au retour de bâton, parce que c'est risqué : si le 7 juillet, les trois candidats perdaient, notamment face à des soutiens du grand rival Eric Ciotti, certains pourraient dire que c'est Christian Estrosi qui est sanctionné en tant que maire, alors qu'à la base, cette élection n'est pas locale. On va suivre ça de près évidemment, mais à Nice, dans un cas comme dans l'autre, les consé­quences locales du scrutin seront immédiates

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