En Provence-Alpes-Côte d’Azur, on dénombre 5.000 établissements recevant des jeunes, allant des crèches jusqu’aux lycées. Ils apparaissent largement concernés par la pollution.
Nos enfants sont très, très exposés à un air nocif pour leur santé. C’est ce que l’on retient des données transmises par AtmoSud, un institut scientifique indépendant, ce mercredi 6 décembre.
Près de 3.500 établissements sur 5.000 « sont situés dans des zones qui dépassent les recommandations de l’organisation mondiale pour la santé (OMS) au sujet du dioxyde d’azote » rapportent ces experts. Pour les particules fines, ce chiffre monte à… 100%.
Ainsi, 69% des écoles ont des « indices de confinement élevés » à un niveau « extrême », c’est-à-dire qu’ils indiquent la présence de pics de concentration de CO2.
Atmosud relève que « 75% des écoles n’ont pas de système de ventilation mécanique » en Région Sud, ici une compétence partagée des communes (pour le bâti) et de l’Education nationale (pour le fonctionnement quotidien).
« Pourtant, il est reconnu qu’une bonne qualité de l’air intérieur, grâce notamment à une aération des salles de classe, favorise l’apprentissage et le bien-être des enfants, considérés comme des publics sensibles et vulnérables » poursuit l’institution.
Fort impact sur la santé
Très concrètement, « des niveaux élevés en dioxyde de carbone (CO₂) sont associés à une diminution de la vigilance et de la concentration, ce qui peut entraîner une baisse de la productivité. Les fonctions cognitives baissent de 50% lorsque les concentrations en CO₂ sont élevées » expliquent les spécialistes.
Encore plus grave, « la pollution de l’air intérieur exerce une influence significative sur la santé des élèves asthmatiques ou sensibles. Les allergènes présents dans les écoles se retrouvent partout : des plantes aux installations, des revêtements de sol aux zones humides ».
« Elle intensifie également le risque d’accidents vasculaires cérébraux (AVC), de maladies cardiovasculaires, et même de décès ».
Il convient donc d’aérer plus fréquemment et de garantir réellement le bon fonctionnement des systèmes de VMC.
Comment l’expliquer ?
Il apparaît que les trois sources principales d’émissions de substances polluantes à l’intérieur des classes sont « les matériaux utilisés pour les activités de création (colles, peinture, feutres…) et pour l’entretien, la pollution extérieure située à proximité de l’école, qui entre dans les salles de classe, les matériaux de construction, meubles et appareils de chauffage ».
L’insitut met ainsi en garde contre l’utilisation de produits nocifs au cours du nettoyage des surfaces et, pour le matériel commun, « de limiter l’achat d’objets composés essentiellement de plastique, de privilégier le carton ou le métal ».






