Ils sont nombreux à le dire : à Riquier, on ne peut pas vraiment pédaler sereinement. Que ce soit le boulevard ou les petites rues, des habitants sont excédés par le manque de pistes cyclables ou « l’incohérence du maillage ». L’association Nice à Vélo, qui représente les usagers des deux roues, espère bien se faire entendre.
FAITES-VOUS ENTENDRE - Arrivé à vélo électrique, Antonio Barros remonte le boulevard de Riquier… pied à terre. À plusieurs reprises, il s’arrête, irrité. « Là, il y avait un parking avec des arceaux. Et bien, il a été remplacé par un coin pour les voitures ».
Pour le président de Nice à Vélo, ce n’est qu’un problème parmi tant d’autres. « Riquier est le parent pauvre de la mobilité verte ». Le collectif milite depuis 2012 en faveur de la vie cyclable, dans tous ses aspects. Et ici, il semblerait qu’il y ait du pain sur la planche.

Pourquoi circuler à Riquier relève aujourd’hui du défi quotidien
La principale préoccupation concernerait la sécurité. « Il n’y a pas assez de pistes cyclables, on doit parfois prendre la voie du bus ou cheminer à côté du vélo. Si j’avais un enfant, je n’oserais pas rouler ici. C’est trop dangereux ».

« La limitation de vitesse a été baissée à 30 kilomètres/heure, explique Nice à Vélo, mais la plupart des automobilistes ne la respectent absolument pas ». Une information relevée grâce à un capteur placé sur un immeuble donnant sur le boulevard qui enregistre notamment le nombre de passages et l’allure des véhicules :

Les autres rues du quartier ne sont pas en reste. « Les accès sont incohérents, affirme Laurence, elle aussi, adhérente de l’asso. Il y a des pistes qui commencent, puis soudainement elles disparaissent à la prochaine perpendiculaire. Je dois descendre à plusieurs reprises car j’ai peur de rouler avec les voitures ».
Gare, port et université : un vrai potentiel cyclable
Les demandes sont nombreuses : « une voie à double sens réservée » est l’une des plus importantes, « comme sur la rue de la Buffa et le boulevard Gambetta ».

Pour Antonio Barros, « le potentiel est immense. Le terrain est plat et il relie plusieurs points attractifs : la gare, le port, l’université… S’il faut, en réservant le passage aux personnes qui en ont réellement besoin. Les habitants, les professionnels, ou encore les services d’urgence…»
« Le but n’est pas d’interdire la voiture »
Mais ces demandes seront-elles entendues par la nouvelle mairie d’Éric Ciotti ? « On a lancé des perches, explique le président du groupement d’usagers, mais ce n’est pas encore gagné ».
« Favoriser les vélos serait avantageux pour notre pouvoir d’achat. Avec la flambée des prix du carburant et le coût d’une voiture, inviter les automobilistes à prendre un cycle leur serait bénéfique ». Avant de nuancer, « le but n’est pas d’interdire la voiture. Il faut trouver un équilibre ».



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