La sanction est tombée cette semaine, et elle fera date. Dans l’affaire des assistants de l’ex-Front national, Marine Le Pen est reconnue coupable de « détournement de fonds publics » et est condamnée, en première instance, à une peine de quatre ans de prison, cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire ainsi que 100.000 euros d’amende.
Dans les Alpes-Maritimes, on fait bloc autour la l’ancienne présidente du Rassemblement national. C’est le cas de Benoît Kandel, chef de file du RN pour la ville de Nice.
Vous vous dites scandalisé par le verdict dans l’affaire des assistants du FN. Pourquoi ?
C’est une décision de justice qui a provoqué un choc important, pas seulement pour le Rassemblement national, mais de façon plus large au sein du peuple français. Cette décision, bien qu’elle ne soit pas définitive, fragilise très grandement la candidature de Marine Le Pen, qui reste aujourd’hui la principale figure d’opposition dans notre pays. Elle a déjà rassemblé des millions d’électeurs sur son nom.
Face à cela, on a le sentiment qu’un système tout entier travaille à son éviction. C’est profondément anormal. Pour un pays qui donne des leçons de démocratie au reste du monde, c’est inacceptable. Depuis cette décision, on s’est mobilisés sur le terrain, avec des pétitions, des actions locales, et ce que l’on observe, c’est un nombre considérable de nouveaux adhérents.
Quelle serait selon vous la meilleure alternative ? Jordan Bardella ?
Notre plan A, c’est Marine. Notre plan B, c’est Marine. Et notre plan C aussi. Nous ne nous coucherons pas face à ce système. Les magistrats ne doivent pas faire de politique. Ce n’est pas leur rôle. Elle est notre candidate naturelle à la présidentielle. Il n’est pas question qu’une décision de justice en première instance suffise à l’écarter d’une échéance démocratique aussi majeure.
Certains veulent empêcher l’opposition de prendre le pouvoir. Mais nous ferons tout pour qu’elle soit candidate. Tout le monde doit respecter la loi, bien entendu. Mais en France, le souverain, c’est le peuple. Pas quelques magistrats.
Imaginez qu’un appel intervienne tardivement, et que Marine Le Pen soit innocentée : elle n’aurait pas pu se présenter. Quelle légitimité aurait alors le futur président de la République ?






Madame Le Pen n’a pas été condamnée comme figure d’un mouvement politique mais comme délinquante, de quoi devrait on s’offusquer ?
L’application de la loi ne dérange le RN que lorsqu’elle le concerne. Ces prétendus patriotes sont pathétiques.