Indissociables de la Côte d’Azur, les palmiers de notre cité étaient menacés par un parasite. La munici­palité a obtenu des résultats jugés satis­fai­sants grâce à des moyens naturels. 

C’est l’un des fléaux qui touche l’écosystème niçois, et plus largement le terri­toire de la région Sud, parti­cu­liè­rement la Côte d’Azur. L’un des fleurons azuréens, notre palmier, était menacé par un mal venu d'Indonésie. 

Le charançon rouge a touché plusieurs villes du dépar­tement comme Villeneuve-​Loubet, Saint-​Martin-​du-​Var, Mandelieu-​la-​Napoule et même Nice. 

Détecté pour la première fois à Hyères à la fin des années 2000, ce coléo­ptère s’est attaqué aux palme­raies de la capitale des Alpes-​Maritimes en les rongeant de l’intérieur. Pour tenter de freiner la menace, la munici­palité s’est activée en utilisant des moyens naturels, les traite­ments chimiques étant interdits.

La Ville utilise des vers et un champignon

Contactée par Nice-​Presse, la munici­palité explique avoir mis en place un plan basé sur des nématodes, des vers micro­sco­piques qui parasitent uniquement ces insectes. Elle se sert également depuis 2018 du Beauveria bassiana, un champignon pour protéger les plantes. 

Notre cité a d’ailleurs été la première à se servir de cette méthode en obtenant de l’AMM (Autorisation de mise sur le marché) cette souche voilà cinq ans.

Le nombre de palmiers perdus est en net recul

Depuis 2017, la Ville indique avoir eu de bons retours, avec une nette diminution du nombre de palmiers perdus, passant de 242, à 4 en 2022. 

Entre 2021 et 2022, ce total a augmenté légèrement de un à quatre à cause d’un foyer d’infestation très important et virulent à l’aéroport, une zone qui n’est pas gérée par la mairie.

Aujourd’hui, le protocole niçois implique neuf passages de traite­ments mensuels d’avril à décembre avec des vers et champi­gnons. Les deux "produits" sont appliqués en alternance. 

Si visiblement, la situation est un peu plus sous contrôle à l’heure actuelle, la commune confie "continuer de surveiller et d’adapter ses moyens de lutte en fonction du niveau d’infestation".

Mandelieu innove aussi pour lutter contre le nuisible

Du côté de Mandelieu-​la-​Napoule, on a aussi adopté la technique des vers. 

Mais ce n'est pas tout car elle se sert également d'un dispo­sitif de détection à intel­li­gence sismique qui permet de repérer les micro-​vibrations des larves avant les premiers signes visuels sur l'arbre.

L'autre expéri­men­tation consiste à développer une palmeraie virtuelle, dont le but est d’attirer les nuisibles dans un endroit en réalité dépeuplé de palmiers. 

 

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