Le maire de Nice Eric Ciotti a saisi la justice après un vif échange avec le ministre des Transports Philippe Tabarot lors de la visite présidentielle à Nice. L’élu dénonce des menaces verbales graves, tandis que l’entourage du ministre rejette ces accusations en évoquant un climat d’invectives réciproques.

Le salon Bharat Innovates, à Nice, a été le théâtre d’un incident inhabituel. Entre les officiels et les chefs d’État, une scène singulière a opposé deux figures majeures de la politique locale : le maire de Nice, Eric Ciotti, et le ministre des Transports, Philippe Tabarot.

Le maire de Nice a décidé de porter l’affaire devant les instances judiciaires. Il a officiellement dénoncé des propos tenus par le membre du gouvernement. Le procureur de la République de Nice, Damien Martinelli, a confirmé avoir reçu « un signalement ». Le parquet précise rester « dans l’attente d’une plainte éventuelle pour apprécier la suite à donner ».

Une saisine de la justice pour des menaces

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Photo : Thibaud MORITZ / AFP

Dans un courrier adressé au Premier ministre Sébastien Lecornu et diffusé sur le réseau X, Eric Ciotti dénonce des « comportements d’une gravité exceptionnelle ». Il demande formellement de « mettre fin aux fonctions ministérielles de Monsieur Philippe Tabarot ». Selon l’élu, l’incident s’est déroulé en présence de nombreux témoins lors de la visite du président indien, Narendra Modi, et du président Emmanuel Macron.

Eric Ciotti a rapporté les faits en détail. « Monsieur Tabarot m’a interpellé publiquement et m’a déclaré qu’il allait « me faire disparaître » en m' »envoyant des Géorgiens ». Ces propos, constitutifs de menaces avec préméditation au sens de l’article 222-17 du Code pénal, ont été tenus sans aucune provocation de ma part, devant plusieurs témoins ». L’édile ajoute que le ministre l’aurait également traité publiquement de « nabot ».

La version des faits est fermement contestée par le camp de Philippe Tabarot. Son entourage explique qu’il s’agissait d’un échange personnel entre deux hommes qui se connaissent depuis trois décennies. Le ministre aurait répondu à une « énième provocation » de l’élu niçois.

Celui-ci aurait indiqué « vouloir (le) faire disparaître du Sénat » et du gouvernement lors du déplacement présidentiel. Selon cette même source, le ministre est la cible d’une série d’invectives proférées en public et en privé par Eric Ciotti ces dernières semaines. Le camp de Philippe Tabarot reproche à l’élu de rechercher la polémique « à des fins purement politiciennes et personnelles à l’approche des élections sénatoriales dans les Alpes-Maritimes ».

La fracture des droites dans les Alpes-Maritimes

Cet incident intervient sur un terrain politique marqué par une rupture profonde. Eric Ciotti a quitté en 2024 le parti Les Républicains, qu’il présidait alors, pour s’allier au Rassemblement national.

Plusieurs dossiers récents ont alimenté la confrontation entre les deux hommes. Philippe Tabarot avait accusé le maire de Nice d’avoir « en quelques jours, gâché la fête de milliers d’enfants » par ses réticences à accueillir les épreuves sur glace des JO-2030, dont l’organisation a finalement été transférée à Lyon. Le transport des supporters de l’OGC Nice pour la finale de la coupe de France constitue un autre point de friction majeur entre les deux personnalités.

Nice-Presse avec dépêche

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Reporter niçois diplômé en journalisme, Matthias Bellegarde a rejoint Nice-Presse en 2026. Expert de l'économie locale et de l'immobilier, il suit de près l'évolution des marchés et des entreprises entre Nice et Menton. Engagé pour une information transparente et vérifiée, il est signataire de la Charte de Déontologie de la rédaction.

3 Commentaires

Monsieur Tabarot représente cette élite macronienne qui veut nous contrôler pour que nous pensions  » bien  » mais se permet tout. Faudra bien renverser la table.

Il a gaché la fête des enfants! Ça parait une querelle de télévision. De l’ile aux enfants. Quand Casimir prend le Marchand de Balons pour Chanteur pour mettre une petite fête. C’est La Dispute de Casimir. Dans cela, on ne rappelle pas pourquoi on a à mettre la petite fête pour les enfants. Ah! Que parfois je pensais que Casimir était une parodie de quelque chose. Ah la Télévision d’Antan!

Une querelle de cour de récréation.