La disparition de Brigitte Bardot, morte à l’âge de 91 ans, a suscité dimanche une vague de réactions au sein de la classe politique française, de l’exécutif aux responsables de partis, saluant à la fois une figure culturelle majeure et une personnalité engagée. À Nice, son nom sera donné à « un lieu emblématique ».
« Nous pleurons une légende du siècle »
Le président de la République, Emmanuel Macron, a rendu hommage sur X à celle qui, selon lui, « incarnait une vie de liberté ». « Ses films, sa voix, sa gloire éblouissante, ses initiales, ses chagrins, sa passion généreuse pour les animaux, son visage devenu Marianne, Brigitte Bardot incarnait une vie de liberté. Existence française, éclat universel. Elle nous touchait. Nous pleurons une légende du siècle », a-t-il écrit.
À l’Assemblée nationale, sa présidente Yaël Braun-Pivet (Renaissance) a salué « une icône française absolue », qualifiée d’«emblématique du rayonnement français ». Un hommage rejoint par l’ancien Premier ministre Gabriel Attal, qui a souligné une trajectoire hors norme : « Grande actrice, première personnalité à donner ses traits au buste de Marianne, défenseuse acharnée de la cause animale, elle a vécu mille vies - toujours avec la même passion et le même talent ».
Côte d’Azur : à Saint-Tropez, Brigitte Bardot entre dans la mémoire éternelle de la cité qu’elle a fait rayonner https://t.co/4Btt7TO7de pic.twitter.com/ASDjklNCNl
— Nice-Presse · Top infos (@NicePresse) December 28, 2025
Le RN salue une « ardente patriote »
À droite de l’échiquier politique, le Rassemblement national a également réagi. Son président, Jordan Bardella, a évoqué une « ardente patriote » qui « incarna à elle seule toute une époque française, mais aussi et surtout une certaine idée du courage et de la liberté ».
Marine Le Pen a, de son côté, salué « une femme exceptionnelle, par son talent, son courage, sa franchise, sa beauté », rappelant qu’elle avait renoncé à « une carrière incroyable pour se consacrer aux animaux qu’elle défendit jusqu’à son dernier souffle avec une énergie et un amour inépuisables ».
La Marianne des années 1960
Figure régulièrement reçue à l’Élysée depuis la présidence de Charles de Gaulle, Brigitte Bardot avait marqué l’histoire symbolique de la République en prêtant ses traits à Marianne dans les années 1960. Sur le plan politique, elle se revendiquait « conservatrice » et « patriote ». Dans son autobiographie parue en 2025, elle estimait que la droite constituait le « seul remède urgentissime à l’agonie de la France ».
Déjà, en 1996, dans un précédent ouvrage, elle rendait hommage à Jean-Marie Le Pen et évoquait « la poussée terrifiante de l’immigration ». C’est chez ce dernier qu’elle avait rencontré son quatrième mari, Bernard d’Ormale. Elle avait par ailleurs qualifié Marine Le Pen de « Jeanne d’Arc du 21e siècle » et appelé les maires à lui accorder leur parrainage pour l’élection présidentielle de 2012.
Dimanche, le président de l’UDR et allié du RN, Éric Ciotti, a également salué sa mémoire, affirmant que « sa défense de l’identité française et de nos libertés menacées était un combat que nous partagions ».






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