Le sénateur Les Républicains Michel Bonnus a officialisé lundi son intention de briguer la mairie de Toulon, confirmant ainsi les tensions avec l’actuelle édile issue de la même famille politique.
« Aujourd’hui, je suis candidat. Hubert Falco a fait un communiqué pour dire qu’il me soutenait et la majorité de la majorité municipale me soutient », a déclaré à l’AFP le parlementaire de 60 ans.
Cette annonce suit immédiatement la prise de position d’Hubert Falco, maire de Toulon pendant plus de 22 ans, écarté de ses fonctions par la justice dans une affaire de détournements de fonds publics. L’ancien édile a confirmé son appui à Bonnus, tout en appelant à l’unité derrière une candidature unique « face au risque élevé d’un retour du Rassemblement National à Toulon », ville symbole qui fut la première grande municipalité dirigée par l’extrême droite à la fin des années 1990.
Privée de Falco, toujours influent dans les cercles locaux de droite, la capitale varoise est devenue le théâtre d’une bataille politique intense, centrée sur la question de savoir qui pourra rivaliser avec Laure Lavalette, la députée RN très médiatisée et pressentie pour se présenter aux municipales de mars 2026.
« Les Toulonnais méritent mieux »
Depuis 2023, c’est Josée Massi, 74 ans, ancienne première adjointe de Falco, qui occupe le fauteuil de maire. Restée évasive sur ses intentions, elle a publié dimanche un communiqué au ton tranchant après plusieurs réunions avec Michel Bonnus et Hubert Falco, ex-LR passé dans le camp macroniste.
Constatant l’absence d’accord, elle a fait savoir, sans se déclarer officiellement, qu’elle se « considère légitime pour conduire la liste de la majorité aux prochaines élections municipales ».
« Les Toulonnais méritent mieux que des jeux de personnes, de places et de partis », a-t-elle asséné avant d’ajouter : « je poursuis le travail et je dirai ce que je ferai en temps voulu ».
Michel Bonnus lui a répondu : « Il ne faut pas se tromper de combat, le combat c’est de présenter un projet qui fasse avancer la ville car je n’ai pas envie de revivre ce qu’on a vécu », en référence à l’époque où Jean-Marie Le Chevallier, élu en 1995, avait imposé une gestion d’extrême droite.
Ancien coach du Rugby Club de Toulon, institution emblématique de la cité portuaire, Bonnus confie garder un souvenir amer « sportivement et économiquement » de cette période. Une époque dont Toulon s’est ensuite détachée grâce à Hubert Falco, qui avait réussi à reprendre et conserver la mairie à trois reprises.
Avec AFP



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