À Marseille, le Parquet a réclamé cette semaine la prison avec sursis et l’inéligibilité pour le patron du Conseil départemental. La gauche niçoise estime que le sujet dépasserait largement le cas de Charles-Ange Ginésy.

En bref – Dans les Alpes-Maritimes, les communistes perdent patience. Via un communiqué transmis aux rédactions jeudi 3 juillet, le Secrétaire départemental du PCF dénonce « les scandales politiques et mises en cause par la justice (qui) se succèdent comme une mauvaise série ».

Alors que le maire de Nice a été placé en garde à vue lundi par des enquêteurs dans le cadre d’un signalement effectué par ses opposants au sujet de subventions évènementielles, c’est le président du Conseil départemental qui est, de son côté, jugé cette semaine pour des soupçons de favoritisme. Il risque la prison avec sursis, une amende et une peine d’inéligibilité, mais reste présumé innocent des faits qui lui sont reprochés. L’intéressé se dit, de son côté, « parfaitement innocent ».

Julien Picot PCF
[© Romain Boisaubert / Nice-Presse]

Le PCF n’y va pas avec le dos de la cuillère. « Nous exigeons la démission de Charles-Ange Ginésy, un audit indépendant des finances du Département, et une gouvernance populaire, équitable et transparente ».

« La multiplication des affaires est le symptôme d’un système à bout de souffle » estime encore Julien Picot, parmi d’autres éléments d’analyse que nous ne pouvons relayer sans risquer d’être poursuivis en diffamation (ainsi va la liberté, somme toute relative, des médias sur la Côte d’Azur).

Sollicités par nos soins pour des précisions, les autres formations de la gauche locale ne partagent pas l’entièreté de cette position. Patrick Allemand ne formule pas de commentaire pour les socialistes, et du côté des écologistes, Juliette Chesnel Le Roux est sibylline : « sans entrer dans le fond de l’affaire, on observe que si le camp d’Eric Ciotti multiplie les accusations et les critiques contre l’action de Christian Estrosi, il est tout autant appelé à se justifier de la sienne. C’est, en réalité et plus largement, la gestion de l’argent public par la droite sur notre territoire qui interroge ».

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Fondateur de Nice-Presse à 20 ans (2019) et plus tard de Menton-Presse (2026), Clément Avarguès est diplômé de l'EDJ Nice. Ancien chroniqueur politique pour BFM Nice Côte d'Azur (2022-2024), il est spécialisé dans l'analyse des grands projets locaux et les interviews. Résident niçois depuis dix ans et signataire de la Charte de Déontologie de la rédaction, il dirige la stratégie éditoriale du groupe avec un engagement fort pour la transparence et l'indépendance.

1 Commentaire

Vous n’avez pas à mettre en parenthèses les dires à vous. Vous avez vu des choses, c’est police. A voir avec la police. Ce truc de ‘Il a dit ce que je ne dis pas’, c’est du spoiler pas pour vous, pour ceux qui vont être en face d’un juge. Pour vous ça parait une rustine de vendeur de journal. Vous ne vendez pas de journal, vous mettez cela dans le web.